Placement de fonds ICC-services : Des raisons qui bloquent le remboursement

Publié le par L'informateur

Les épargnants d’ICC-service attendent le remboursement de leur dépôt. Depuis l’arrestation de Guy Akplogan  et compagnie, les déposants n’ont de cesse d’espérer leur remboursement. Dans cette affaire qui fait couler beaucoup d’encre et de salive il y a trois raisons qui ne facilitent pas la gestion du dossier

Le payement des spoliés dans l’affaire ICC-service prend du temps. Cela fait bientôt plus de deux ans que cette nébuleuse a éclatée. Et toujours rien à l’horizon. Sinon que des retournements de situation qui n’amènent pas à résoudre cette équation qui n’a que trop durée. A la décharge du gouvernement  trois situations qui n’arrangent pas l’Etat béninois dans la résolution du problème.  

Dans un premier temps, il est envisagé la saisie des biens des initiateurs de cette arnaque. Ainsi, après l’emprisonnement de ces derniers, voitures de luxes et biens immobiliers ont été saisis par la justice et mis en vente par voie d’huissier de justice. Force est de reconnaitre que le gain des ventes est insignifiant par rapport à la mise des déposants. Une centaine de milliards est l’estimation totale de l’argent des épargnants. Or, la somme des véhicules mis en vente n’atteint pas encore le milliard. C’est la première raison qui fait que le gouvernement n’arrive pas à redistribuer l’argent aux épargnants spoliés dans cette histoire. Il faut bien le préciser, car selon les derniers développements  et à en croire le procureur de la république près du tribunal de Cotonou il y aurait des épargnants qui ont gagné de l’argent dans le placement  illicite de l’argent.

Le deuxième couac dans l’affaire ICC- service provient du premier obstacle que constitue la maigre quête de l’Etat dans la vente des voitures de luxe. C’est dire que l’exécutif béninois se trouve confronter à la donne de qui payer au détriment de qui ? Là se trouve le dilemme. Faut-il rétribuer les  petits épargnants en attendant le tour des grosses fortunes ? Cette logique risque de faire des mécontents dans une affaire qui a fait déjà assez de victimes.

Le troisième point qui n’arrange pas la solution du problème ICC-service est le refus de collaboration des détenus de la société. Incarcérés depuis quelques années, ces derniers ne livrent pas les informations nécessaires pour permettre à la justice de cerner les méandres du dossier pour payer les épargnants.

Au demeurant, la situation d’ICC-service n’est pas prête de prendre fin. Sinon  aujourd’hui nombres d’obstacles se dressent encore dans l’aboutissement du processus. Les épargnants ont bon dos de se plaindre de la gestion faite par l’exécutif béninois de cette affaire ; mais l’affaire Icc-services se présente comme un nœud gordiens pour l’Etat béninois.

Oswald DOSSEY

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