Mécontentement dans le secteur de la santé : Les médecins en étude de spécialité en grève illimitée depuis hier

Publié le par L'informateur

Les médecins en étude de spécialité  en stage  dans les centres de santé observent depuis hier une grève illimitée. Ils protestent contre leurs conditions de travail difficiles suite à l’arrêt des allocations à eux octroyées par le ministère de la santé.

Les médecins d’Etat en étude spécialité ont cessé depuis hier de travailler. Après plusieurs tentatives de négociation avec les autorités du ministère de la santé pour la régularisation de leur condition de travail, ils sont passés à la vitesse supérieure en mettant en exécution  une grève illimitée.  Dans leur motion de grève, les médecins en étude de spécialité exigent la prise de l’arrêté ministériel qui leur donne le droit de bénéficier des allocations dont bénéficiaient toutes les promotions précédentes.   Ce sont  en effet  les promotions 2010-2011 et 2011-2012 des médecins diplômés d’Etat en étude de spécialité qui n’ont rien reçu comme allocations jusqu’à présent. Ils sont encore beaucoup plus frustrés quand on ne leur paye même pas les primes de garde alors qu’ils participent aux recettes des hôpitaux dans lesquels ils travaillent.   Aussi exigent-ils, le paiement de ces primes de garde qui leur revenaient de droit. Toutefois, les médecins en étude de spécialité sont prêts à faciliter la tâche aux autorités en leur donnant le droit de payer les arriérés des allocations suivant une programmation concrète. Rappelons qu’avant la mise en application de cette motion de grève, la ministre de la santé a cherché à rencontrer ces médecins pour un dénouement de la crise. Mais les négociations n’ont pas abouti à un accord.  Ainsi, les médecins en étude de spécialité ont décidé de mettre en application leur menace pour exiger les allocations et les primes de garde.

Signalons qu’en rentrant en grève, les médecins en étude de spécialité n’ont pas arrêté leurs activités académiques. Ils ont réaffirmé leur engagement à poursuivre leurs activités académiques à la Faculté des sciences de la santé. Mais pour le moment, les stages au niveau des centres hospitaliers sont suspendus jusqu’au jour où les autorités en charge de la santé puissent trouver les solutions à leurs doléances.

Constant ADJAHOUNGBA

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