Politique

Poursuite des travaux en séance plénière sur la modification des lois électorales


La  Cena chute de 17 à 11 membres

Au nombre des  grandes innovations intervenues dans la loi portant règles générales pour les élections en  République du Bénin, figurent les modifications au niveau de l’organe chargé d’organiser les élections ; la commission électorale nationale autonome Céna. Tiraillés sur les propositions de 11 et 17, les membres de la commission des lois ont recouru  à l’arbitrage de la plénière qui a tranché la question. C’est à l’unanimité que les députés ont voté 11 membres pour la Cena 2011. Selon l’innovation, l’Assemblée Nationale donne 8 membres, le président de la république donne 1. Les deux restants seront les représentants respectifs des hauts juristes  et de la société civile. Mais ici, ils  seront désignés par le parlement  après un appel à candidature. Il faut ajouter que la commission doit être installée selon l’article 18  de la loi  actuellement en étude 120 jours avant le moi dans lequel se tiendront les élections.  La plénière a par ailleurs retenu pour cet organe un bureau de 5 membres élus selon la configuration politique des membres au tant que faire se peut. Cette revue à la baisse est intervenue pour amoindrir le coût des élections qui revient souvent très élevé pour le Pays.  S’agissant des démembrements de la Céna, la Commission électorale départementale ; Ced est composée aussi de 11 membres, la Commission électorale communale ; (Cec) est composée de 7 membres en dehors de la commune de Cotonou qui sera exceptionnellement dotée de 21 membres compte tenu de sa taille de ville département. La commission électorale d’arrondissement (Céa) quant à elle est maintenue à 7 membres.  Est-il besoin de signaler que la question concernant le maintien ou non de la lépi au sujet de l’article 04 dans  les préliminaires de cette loi modificative, la plénière a accepté la proposition de l’honorable Augustin Ahouanvoébla qui a suggéré que l’on s’en tienne au libellé selon lequel  les élections se dérouleront sur la base d’une liste électorale informatisée. Pour ce qui est du secrétariat permanent de la cena, (Sap cena), les positions sont claires ; leur rôle ne sera pas d’organiser des élections contrairement à ce qu’il a été dans un passé récent  mais plutôt de jouer un rôle d’assistant technique. Cela se justifie par le fait qu’il émane de la présidence de la république dont le chef est aussi candidat aux élections. C’est un instrument qui gère l’entre deux élections. 

 

Le temps presse

 Signalons que les députés n’ont jusqu’ici étudier que trois des 10 titres que comportent la loi portant règles générales des élections en république du Bénin. Depuis l’ouverture de la session extraordinaire le lundi, les débats s’arrêtent autour de 19 heures pour permettre à la secrétaire parlementaire de satisfaire à ses obligations religieuses en tant que musulmane. C’est en cela que l’absence répétée du premier secrétaire parlementaire porte un coup dur aux travaux en séance plénières. Cela constitue au regard du délai qui nous sépare de la date du 20 septembre au-delà du quel aucune loi modifiée ou  votée  ne peut plus entrer en vigueur pour les élections de Mars 2011 une inquiétude majeure que les uns et les autres expriment. Certains députés en sont conscients et tirent chaque fois la sonnette d’alarme, d’autres s’en soucient très peu, il y en a qui, semble-t-il le souhaitent. De toutes les façons, les uns et les autres doivent savoir raison garder pour que nous ayons les élections à bonne date et sur la base d’instrument qui ôte toute crainte. Par rapport à cela, il faut que nos honorables députés mettent la nation au premier plan afin de bien jouer leur partition. C’est sans doute pourquoi la plénière  reprend le jeudi prochain,  mais il serait souhaitable que les députés commencent tôt pour mieux évoluer dans les travaux.

Géoffroy Wusa   

 

Après la lettre de la Miréna


Arifari Bako s’indigne, l’Union fait la nation enfonce le clou.

Le coordonnateur de la Cps lépi, l’honorable Arifari Bako a donné un point de presse hier au palais des gouverneurs à Porto-Novo pour s’indigner contre d’une part, le comportement de certains membres de la mission de recensement électoral national  approfondi (Miréna) pour avoir non seulement écrit une lettre sans fondement mais pour l’avoir fait publier dans la presse et l’avoir distribué aux députés et de l’autre contre ses collègues députés pour avoir saisi cette lettre pour aller à tout commentaire tendant à discréditer la cps lépi. A l’occasion, il rend public le procès verbal de la réunion conjointe tenue jusqu’à 02 heures du matin entre les membres de la cps lépi et ceux de la miréna pour discuter du contenu de la lettre. A en croire le superviseur de la cps lépi et au procès verbal de la dite réunion, les signataires de la lettre ont ravalé leurs vomissures. Mieux, contrairement à ce qu’on fait croire à l’opinion nationale et internationale, la présidente de la miréna n’a pas signé la lettre en question. Juste quelques minutes après son point de presse, l’honorable Louis Vlavonou a délivré une déclaration à la tribune d’une forte  teneur sur la catastrophe qui serait en préparation avec la mise en place de la liste électorale permanente informatisée. Il s’appuie sur la correspondance de la Miréna et tire la sonnette d’alarme. C’était un véritable cri de rage.  (Nous vous proposons l’intégralité du procès verbal et de la déclaration à la tribune.

Géoffroy Wusa 

 

REPUBLIQUE DU BENIN

COMMISSION POLITIQUE DE SUPERVISION RENA/LEPI MISSION INDEPENDANTE DE RECENSEMENT ELECTORAL NATIONAL APPROFONDI


PROCES VERBAL DE REUNION CONJOINTE CPS - MIRENA

L'an deux mille dix et le mardi 17 août, la Commission Politique de Supervision RENA/LEPI a tenu une réunion conjointe avec les neuf membres de la MIRENA pour passer en revue les différents points de la motion d'alerte adressée à elle par certains membres de la MIRENA.

Ouvrant la séance à vingt et une heure le lundi 16 août 2010, le Superviseur General de la CPS/RENA-LEPI après avoir rappelé l'ambiance conviviale qui caractérise les relations de travail entre les deux institutions depuis sa prise de fonction, a fait noter que son souci a été d'analyser la motion d'alerte à une réunion convoquée le dimanche 15 août 2010 à 20 heures, mais aucun des signataires de la motion n'a répondu présent. C'est cela qui justifie le report de la séance conjointe à ce 16/08/10. Il passe alors la parole à la Présidente de la MIRENA pour présenter la motion d'alerte. Après une brève introduction, elle a suggèré que chaque membre de la MIRENA se prononce sur le sujet. A cet effet, elle a passé la parole à son tour à Monsieur Georges QUENUM. Ce denier a rappelé les différents points énumères dans la motion d'alerte. Il a particulièrement soulevé les problèmes relatifs aux frais d'amortissement. Monsieur DOMINGO Rufm a quant a lui salué la démarche et l'initiative. Il affirme que la LEPI ne peut se faire en dehors du cercle CPS-MIRENA. C'est pourquoi il invite la CPS à trouver une solution aux différents problèmes soulevés.

Reprenant la parole, le Superviseur Général a proposé que l'étude de la motion d'alerte soit abordée point par point. Ainsi, chaque point a été lu et décortiqué. En ce qui concerne le premier point, il ressort que c'est plutôt la CPS qui a proposé que les membres des Coordinations soient reversés au Centre National de Traitement (CNT) conformément à la Loi. Elle a alors demandé à la MIRENA de lui faire des propositions dans ce sens. Mais à sa grande surprise, elle a reçu une décision définitive de redéploiement. La CPS a souhaité que les rapports de la cartographie censitaire et du recensement porte à porte soient finalisés d'abord car une tâche n'est considérée comme définitivement effectuée qu'après dépôt d'un rapport définitif.

Pour Monsieur CHITOU, on aurait pu chercher à cumuler la rédaction des rapports et le reversement des coordinations au CNT.

Le Père BOCHI a parlé des échanges qu'il a eus avec le Ministre d'Etat Irénée KOUPAKI sur la motion d'alerte.

Monsieur GOUNDETE a affirmé qu'il n'y avait jamais eu de guerre entre la CPS et la MIRENA et qu'il n'y en aura pas. Il a ensuite souhaité qu'on parvienne à une solution pour reprendre un nouveau départ.

Le Superviseur Général a rappelé les discussions menées lors de la dernière rencontre tripartite CPS-MIRENA-PAREL sur l'arrivée des kits, leur paramétrage et leur performance.

C'est cela qui a conduit à la demande de prise en compte de cette nouvelle donnée pour revoir le chronogramme.

Quant au point relatif à l'amortissement de véhicule, la CPS a expliqué à la MIRENA qu'il suffira de revoir la ligne budgétaire à la location de véhicule en vue de lui soumettre sa réallocation en indemnités.

A la fin des explications données par le Superviseur Général sur chacun des points, aucune autre contre explication n'est intervenue.

Il importe donc de préciser qu'à aucun moment la CPS, en tout cas depuis Mars 2010, ne s'est immiscée dans la gestion autonome du budget de la MIRENA, pas plus qu'elle n'a remis en cause le chronogramme établi par la MIRENA.

 

 

Déclaration

Monsieur le Président,

Chers collègues Députés,

Mesdames, Messieurs !

J'interviens ici au nom des Députés de l'Union Fait la Nation.

Je n'interviens pas ici pour faire de l'exhibition ou une déclaration de plus à la Tribune.

Au nom des Députés de l'Union Fait la Nation, j'interviens parce que, chacun le voit, chacun le sent, l'heure est grave.

Encore une fois, les Députés rassemblés au sein de l'Union Fait la Nation attirent l'attention des Béninoises et des Béninois,

L'attention  de  nos  Partenaires Techniques et  Financiers  qui  comme nous, ont intérêt à ce que le Bénin reste stable et en Paix, attire l'attention de l'opinion publique dans notre sous région et dans le monde sur les menaces et les dangers graves que le Président YAYI BONI et ses partisans font courir à notre pays, le Bénin.

NON ! Je ne veux pas parler ici des scandales inouïs qu'une gestion catastrophique de notre pays produit pour ainsi dire chaque semaine.

Je veux parler de la LEPI.

le Président YAYI et ses troupes ont décidé de détourner la LEPI, cet instrument de paix et de progrès démocratique, pour en faire une arme de guerre, la seule qui leur reste en fait pour espérer se maintenir au pouvoir.

La machine super sophistiquée de la propagande présidentielle a toujours tenté de nous présenter comme des fraudeurs impénitents, nous qui avons pourtant tant œuvré pour l'avènement de la LEPI et de la Démocratie au Bénin.

Mais les faits nous donnent aujourd'hui raison.

Nous voulons que chacun en prenne acte, l'opinion publique nationale et les Partenaires Techniques et Financiers du Bénin, qui plus d'une fois, nous ont donné l'impression de ne pas prendre toute la mesure des violations de la loi par une équipe acquise à 100 % au régime, et que l'envie de garder à tout prix le pouvoir aveugle au point de ne rien voir des nuages qu'ils amoncèlent eux-mêmes à l'horizon.

Nous avons pris la décision de présenter cette déclaration, suite à la lecture de la « motion d'alerte » de la Mission Indépendante du Recensement Electoral National Approfondi (MIRENA) en direction de la Commission Politique de Supervision (CPS), en date du 13 Août 2010. Le contenu de cette lettre, confirme :

-les dérives entrevues et dénoncées par nous, dès le démarrage en Novembre 2009, de la mise en train des activités visant le RENA et l'élaboration de la LEPI ;

-que le processus de mise en œuvre du RENA et de l'établissement de la LEPI est resté non transparent et donne lieu à des pratiques scandaleuses, incompatibles avec Ses principes élémentaires de la bonne gouvernance et de la gestion administrative ;

-que les déclarations de certains experts, qui répètent à l'envie « que Tout va bien, il n’y a que des difficultés mineures, il faut continuer », indiquent une curieuse indulgence envers une opération claire de liquidation des acquis démocratiques.

« La motion d’alerte » de la Mirena a le mérite de rappeler que la loi doit rester notre principale boussole. Ce sont là les appréciations d’un bon nombre d’experts que nul ne peut soupçonner d’être proches de l’opposition.

Nous  répétons ici notre exigence de voir la LEPI se réaliser conformément à la loi béninoise et non d'après de prétendues normes internationales »

Nous réitérons notre  souhait que l'Union Européenne, le PNUD et les autres amis qui appuient le Bénin dans la réalisation de la LEPI restent complètement impartiaux et totalement collés à la Loi Béninoise.

Faut-il le répéter, nous ne voulons pas de « mission de paix » dans notre pays, et c'est pourquoi nous devons prévenir ici et maintenant les conflits dont les germes sont semés à profusion dans le processus de réalisation de la LEPI.

Contrairement à un certain optimisme forcené, la lettre de la MIRENA démontre, s'il en était encore besoin, que la marche forcée pour réaliser une LEPI asservie aux besoins électoralistes de 2011 est une fausse route dans laquelle YAYI entraîne notre pays. Cette marche forcée ne garantit aucune transparence et ne s'explique que par la volonté d'instrumentaliser la LEPI afin d'imposer à notre Peuple des résultats électoraux contraires à la volonté de l'immense majorité de tourner la page d'un régime à scandales en vue de se donner de nouvelles perspectives porteuses de développement réel , de paix, de Justice et d'Unité Nationale.

C'est pourquoi, nous félicitons la MIRENA pour avoir courageusement donné l'alerte, nous invitons les Partenaires Techniques et Financiers du Bénin à être plus circonspects dans leur jugement sur une opération dont les résultats peuvent aboutir à  la  consolidation de la  Démocratie, ou au contraire, à  une crise particulièrement douloureuse et profonde ; nous en appelons à toutes les forces vives de la Nation, afin que, dans la sérénité, elles redoublent de vigilance, de cohésion et de combativité pour déjouer tout complot, d'où qu'il vienne, contre la démocratie, la transparence et la paix dans notre pays.

 Nous l'affirmons de manière grave et solennelle : nous resterons vigilants et mobilisés.

Nous utiliserons tous les moyens de résistance et de combat que nous donnent la constitution et les lois de notre pays pour empêcher que ceux qu'on n'a jamais vus sur les chantiers qui nous ont conduits à nos progrès actuels en matière de Paix et de Démocratie, ne sapent les acquis de notre peuple.

Enfants du Bénin, debout !

Fait à Porto - Novo, le 17 Août 2010

Les députés de l'Union fait la Nation

 

 

 

Dossiers icc-Serviçce  et cen- sad


Dè  Sodji Abéo crie à l’injustice

Le prince de Porto-novo sort enfin de son silence au sujet des grands dossiers de la nation et décide d’entrer dans la danse. C’est à  la faveur d’une conférence de presse tenue hier mercredi 11 août 2010 à la maison blanche de Porto-Novo que le président du Rassemblement pour la nation (Rpn), Dè Sodji Zanclan Abéo s’est prononcé sur les dossiers brûlants de l’heure comme le Cen-Sad l’affaire Icc-services. Il n’a pas oublié de parler de son parti à l’occasion.

  L’objectif du Président du Rpn à en croire à ses propos est de montrer que les béninois ne sont pas dupes. Ils suivent de très près tout ce qui se passe et savent situer les responsabilités. Abordant les deux scandales, il responsabilise le pouvoir en place et demande justice.

A propos de l’affaire Icc-Services, le conférencier a indiqué qu’il s’agit d’une crise sociale profonde de la vie sociale, culturelle et politique du Bénin. Cependant, les responsabilités doivent être situées à tous les plans. D’abord, elle est partagée pour tout le peuple béninois en ce qu’il s’agit d’un drame national. Néanmoins, selon le prince Dê Sodji, vouloir faire croire que le gouvernement et son chef n’ont rien à voir dans cette affaire serait prendre les citoyens pour des demeurés. Comme preuves de responsabilité et de complicité du chef de l’Etat, le conférencier a cité l’audience accordée par  celui-ci aux responsables de Icc-Services avant de montrer comment le gouvernement est lié à ce dossier par la collaboration de certains des ministres avec les responsables de cette structure de placement d’argent. Il indexe aussi  le contrat de partenariat entre Ntic-Services, une autre structure de placement avec l’état major des armées pour en conclure que le pouvoir ne peut s’en laver. Toute chose qui conduira le conférencier à se poser la question de savoir ce qu’il en sera pour le gouvernement si le dossier Kolmas resurgissait.

Avant d’aborder le dossier Cen-Sad pour le quel le président du Rpn à propos duquel il estime que la seule responsabilité du ministre Soulé Mana Lawani ne saurait être engagée, le prince Dê Sodji indiqua qu’il en faut point prendre les enfants du bon Dieu pour les canards sauvages pour paraphraser dit-il le général de Gaulle.

Selon les propos du président du Rpn, le préjudice dans le dossier Cen-Sad porte sur au moins 60 milliards de francs Cfa, car il a établi le raisonnement selon lequel ce dossier n’est pas seulement la réhabilitation du Cic et du palais des congrès qui a coûté environ 7 milliards de franc Cfa alors que tout le préjudice tourne autour de 60 milliards. C’est donc un étonnement alors  que le chef de l’Etat à travers les commissions Pognon et Koussé cherchent à blanchir certaines  personnes. C’est selon le conférencier une curiosité que l’on accorde de crédit au marché gré à gré de plusieurs milliards. Il s’interroge aussi  sur le montant des sites viabilisés et les vrais auteurs qui ont passé ces marchés.

 Au sujet de son parti, le prince de Porto-novo dit que son parti se porte à merveille. Il dénonce par ailleurs la façon dont la politique se conduit. C’est la force des idées et la promotion des valeurs qui demeurent les bases de son interprétation de la chose politique. Même en l’absence de moyens financiers qui semblent devenir le terreau de la politique, le parti Rpn se défend tant bien que mal sur l’échiquier politique national selon les explications de Dê Sodji Abéo.

Géoffroy Wusa

 

 

Persistance de la crise au conseil communal d’Allada


Qui a intérêt à fragiliser Boni Yayi dans la cité d’Adjahouto ?

 La cote de popularité dont pouvait se targuer  dans un passé récent le président Boni Yayi à Allada, risque de connaître une chute libre si l’on n’y prend garde. Les 9 conseillers Fcbe qui menacent d’abandonner en pleine mer le bateau Cauris n’ont de cesse de citer deux noms comme causes de ce désamour qui sera à coup sûr préjudiciable au pionnier du changement. Il s’agit du maire Lucien Houngnibo et du Préfet Jules Honorat Hessou. Le premier est accusé de vouloir imposer à la majorité, le diktat de la minorité au sein du conseil communal d’Allada. Ayant perdu la confiance que ses paires avaient placée en lui pour cause dit-on  « d’une gestion solitaire et ténébreuse des ressources financières et humaines de la commune », M. Houngnibo se refuse de voir la réalité en face. Il continue de clamer publiquement qu’il est le maître à bord du conseil communal  d’Allada alors que 14 conseillers sur 19 ont suivi la procédure légalement indiquée en la matière pour le destituer et le remplacer par Grégoire Houadjèto qui assure son intérim, en attendant l’élection d’un nouveau maire.

 Le second quant à lui serait de connivence avec le maire pour ne pas faire respecter les textes régissant l’organisation des communes en République du Bénin. Le mécontentement contre le Préfet se situe en fait au niveau de l’inaction dont il fait montre en ce qui concerne sa substitution d’office au maire en convoquant le conseil communal querellé. La loi lui en donne d’ailleurs plein droit. Et à d’autres occasions, il n’a pas traîné les pas avant d’agir.

En dehors de ces deux autorités, les noms du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, puis de son collègue de la décentralisation puis des responsables et autres caciques Fcbe de la commune d’Allada sont accessoirement cités par les conseillers communaux frondeurs comme étant la cause de la déchéance politique prochaine et certaine du chef de l’Etat dans la commune d’Allada.  A ces derniers, il est reproché de n’avoir rien fait, du moins concrètement,  pour faire entendre raison au maire Lucien Houngnibo et  au Préfet Jules Honorat Hessou visiblement décidés à rendre impopulaire leur chef dans la cité d’Adjahouto. De sources concordantes, on apprend que la semaine prochaine sera décisive pour les 9 conseillers qui menacent de rompre les amarres avec Boni Yayi dans la commune d’Allada. Et ce serait bien  dommage pour un président qui travaille chaque jour que Dieu fait dans l’unique but de rempiler au sommet  de l’Etat.

I.S

 

 

 

Conseiller politique à la présidence


L’ancien ministre Elègbè dans un mauvais rôle

Quel rôle joue l’ancien ministre de la culture de Kérékou à la présidence de la République ?  Vu les cafouillages dans les décisions gouvernementales, cette question mérite bien d’être posée.  Surtout, on a l’impression qu’il ne joue pas réel son rôle. Le conseiller politique du chef de l’Etat. Tel est le titre prestigieux que porte l’ancien ministre Amos Elègbè à la Marina. Seulement, il s’en sert mal. En témoigne, le cafouillage observé dans les décisions au sommet de l’Etat depuis peu. On peut citer la méchanceté gratuite des jeunes  «yayistes» contre le duo Houngbédji-Amoussou ; la mise en accusation des anciens ministres Armand Zinzindohoué, Mana Lawani, Kamarou Fassassi, Rogatien Biaou ; l’attaque des centrales syndicales et  la demande au tandem  Amoussou-Sèhouéto de se mettre à la disposition de la justice. Est-ce que le conseiller politique est informé de la prise de ces décisions ? Sans se tromper, on peut répondre par l’affirmatif. Car, avec un air souriant, il a assisté  au désordre de la bande à Fred Houéhou au palais des congrès. Il  est sans intérêt de dire que le conseiller Amos Elègbè  cautionne ces décisions gouvernementales. Seulement, l’ancien ministre de Kérékou doit se sentir mal à l’aise dans son rôle de conseiller politique. Il n’est pas le mieux indiqué. Tout comme lui, Houngbédji, Amoussou, Kamarou et Sèhouéto ont été ministres du gouvernement Kérékou. Les faits à eux reprochés ne datent pas d’aujourd’hui. Pourquoi l’ancien ministre de la culture n’a-t-il pas dénoncé les «malversations» de ses collègues en son temps ? Tout compte, il a participé à cette gestion « chaotique » de l’homme de Kouarffa. Sans rien dire. Maintenant, il s’est jeté dans la mouvance présidentielle. Le gouvernement du changement s’en gouffre dans des scandales répétés. Il s’agit de Cen-Sad, machines agricoles, Icc-Services et autres. Comme à l’accoutumée, Amos Elègbé garde un silence coupable. En tout cas, le chef de l’Etat Boni Yayi et ses collaborateurs doivent craindre pour le retour de la manivelle. Ils n’ont qu’à se méfier de ce  conseiller politique. Elègbè peut se jeter encore dans les bras de Bio Tchané ou Houngbédji dès la chute du régime Yayi. Et là, tous les hommes du changement en auront pour leur compte. En attendant, Amos Elègbè n’a qu’à nous dire comment il a géré les fonds de la culture sous le général Mathieu Kérékou.

Aziz IMOROU

 

 Polémique autour de la gestion des crédits relais de la Sonapra


Lazare Sèhouéto  défie Boni Yayi

 

 sèhouéto et YayiL’information a été largement relayée par certaines presses hier mardi 10 août 2010. Le chef de l’Exécutif, par l’entremise d’une correspondance signée de sa Directrice de cabinet, a demandé aux anciens ministres, Bruno Amoussou et Lazare Sèhouéto, actuellement députés, de démissionner du parlement pour se mettre à la disposition de la justice afin de clarifier des dossiers dont notamment la gestion des crédits-relais de la Sonapra. Lazare Sèhouéto, dans sa réplique à cette lettre, a ridiculisé la Haute autorité en même temps qu’il l’a défiée. En effet, au-delà de la réaction à chaud du président de Force clé ayant pour teneur : «  J’ai reçu à mon bureau, à 23h 53 mn, porté par un « motard du palais de la République » un courrier signé de la directrice de Cabinet du président de la République. Le même courrier a été adressé au Président Bruno Amoussou. Ledit courrier nous enjoint, le Président Amoussou et moi, compte tenu de notre statut de député, « d’utiliser toutes les voies qu’offrent les textes en vigueur pour prendre congé du parlement et pour nous mettre à la disposition de la Justice » ;  ce qui signifie, à l’analyse, qu’au lieu de saisir la justice, le Président Yayi Boni  nous demande de démissionner du Parlement.

Le président Amoussou étant absent du territoire national et vu l’heure tardive à laquelle (23h 53 mn) le président Yayi a voulu nous adresser son courrier, je voudrais demander l’indulgence des uns et des autres pour ne répondre que le mercredi 11 août 2010 au plus tôt, ensemble avec le Président Amoussou, puisque c’est ensemble, que nous lui avons écrit, le 24 août 2009, face à la campagne de presse mensongère qu’il avait déclenchée contre nous, en lui demandant de saisir la justice à notre propos et au sujet des dossiers que ses partisans agitent dans l’opinion.

Chacun constate qu’il nous répond un an plus tard sur le mode habituel d’une honteuse fuite de responsabilité », au delà de cette réaction à chaud, disions-nous, Lazare Sèhouéto, au cours d’un entretien accordé hier à la chaîne de télévision Canal 3 Bénin, estime que le président de la République, comme à son habitude, n’est pas informé du dossier de crédit-relais de la Sonapra : « Le Président Boni Yayi a été informée de notre lettre qui date d’un an, mais il n’a pas été informé de  ce dossier…  Lazare Sèhouéto n’est ni de près, ni de loin concerné par le dossier de crédits relais de 20 milliards… La fonction de président de la République est une fonction digne, même si elle est galvaudée comme on le voit actuellement. Je ne me vois pas en train de répondre à la lettre du chef de l’Etat sur un plateau de télévision. Toutefois, je vais répondre ; nous allons répondre, le président Amoussou et moi.  Ce n’est pas ces jongleries qui impressionneraient.  J’avoue que le chef de l’Etat n’est pas  informé de ce dossier. S’il avait été informé, il aurait su que c’est des gens proches de lui, que c’est des gens de son entourage immédiat qui  sont concernés par ce dossier. Je n’étais pas encore ministre de l’agriculture au moment des faits. Si le chef de l’Etat veut savoir la vérité, il n’a qu’à se pencher sur ce dossier », déclare-t-il. A la question de savoir s’il va effectivement démissionner du parlement pour se mettre à la disposition de la justice comme le demande le président de la République, l’enfant terrible de Zogbodomey qui affiche une sérénité sans pareil, répond : « Démissionner pourquoi ? Pour une faute que je n’ai pas commise ? Au moins, l’affaire Icc est une affaire réelle. Le chef de l’Etat n’a qu’à démissionner. Il n’a qu’à donner l’exemple et je le suivrai immédiatement ».

Comme on peut le constater, Lazare Sèhouéto lance ainsi un défi au président de la République. Ce dernier a d’ailleurs surpris plus d’un pour n’avoir pas adopté avec Sèhouéto et Amoussou la même procédure que celle en cours contre les quatre anciens ministres que sont Armand Zinzindohoué, Soulé Mana Lawani, Kamarou Fassassi et Rogatien Biaou ou plus loin avec les députés Fcbe Luc da Matha Sant’Anna et Célestine Adjanohoun.     

I.S