Corruption dans le dossier port sec de Tori : Elègbè, Dossoumou et Djènontin tentent une justification

Publié le par L'informateur

Amos Elègbè, Eugène Dossoumou et Valentin Djènontin étaient intervenus hier sur canal 3 par rapport au dossier de corruption relatif au port sec de Tori. Le conseiller spécial du président, le secrétaire général du gouvernement et le ministre de l’économie maritime ont dans un élan de solidarité défendu la position du gouvernement suite au scandale du dossier sur le port sec. De l’entretien, il ressort que l’exécutif souffre de graves dysfonctionnements. Outre, les révélations de corruptions et autres…, le présent dossier donne à voire comment fonctionne le palais de la Marina avec des intrigues et des dossiers enterrés avec des promoteurs aux abois.

« Le président m’avait interpellé pour savoir s’il y avait le dossier du port sec de Tori qui serait au niveau du secrétariat du gouvernement. Je lui avais répondu que je n’étais pas informé. Cependant, que je vais faire des recherches au niveau du service pour m’en convaincre. J’ai téléphoné dix minutes après au président pour lui confirmer qu’aucun dossier de ce nom n’était au secrétariat du gouvernement. C’est dans la soirée que mon ami Joseph Ahanhanzo, Dg port m’appelle pour me dire que c’est lui qui a informé le président comme quoi le dossier était au secrétariat du gouvernement » a élucidé le secrétaire général du gouvernement Eugène Dossoumou. Pour ce dernier, il est une victime collatérale des tractations qui ont entouré le dossier port sec de Tori.

Il revient également que selon le ministre de l’économie maritime, Valentin Djenontin, le dossier du port sec de Tori a été initié depuis décembre 2012. C’était un dossier qui était conduit par le directeur général du port, Joseph Ahanhanzo. Face à la lenteur du dossier, le chef de l’Etat a instruit le secrétaire de la présidence, Edouard Ouin Orou de suivre le dossier. Malgré l’évolution du dossier et les observations des partenaires à la réalisation de l’infrastructure à savoir l’agent judiciaire du trésor, certains fonctionnaires ont opté délibérément de garder les pièces du dossier à leur niveau entravant la bonne marche des études relatives au dossier du port sec de Tori.

Mais au préalable, le conseiller spécial du chef de l’Etat, Amos Elègbè a informé que le projet est une proposition de Millenium Challenge account (Mca). Les études du dossier ont englouti environ deux milliards de francs Cfa. La réalisation du projet nécessite un financement de la banque ouest africaine de développement (Boad). Ce projet est de l’ordre de 70 milliards. Afin de bénéficier de ce prêt, il est impératif que le dossier soit au niveau de la banque à la mi-septembre au plus tard. A ce jour face à la nébuleuse qui entoure le dossier, l’Etat a été obligé de mettre une commission de juristes – incluant des hommes de droit privé, de droit public et de droit maritime- sur pied afin de produire un rapport sur ce dossier qui rencontre des réticences au sein de l’exécutif.

Au demeurant, le dossier port sec connait des rebondissements. Avec la mise sur pied de cette commission de juristes, c’est à une nouvelle lecture que le gouvernement se donne. Le port sec de Tori connaitra-t-il un jour son érection ? Les malversations qui entourent le dossier ne préfigurent pas d’un climat sain des affaires de la part du gouvernement.

Oswald S. DOSSEY

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