Deuxième lettre du ministre Abiola au Dob

A

Monsieur le directeur Office du Baccalauréat

 

Monsieur le directeur,

J’accuse réception de votre lettre du 22 juillet 2010 et je vous en remercie. Je vous assure qu’elle me permet de vous connaître un peu plus.

Ce qui nous préoccupe au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, c’est certaines situations pour lesquelles le ministère est quotidiennement sollicité dont celle liée à l’expulsion de candidats régulièrement inscrits des salles d’examen du baccalauréat. Il faut peut-être toujours chercher à savoir quel est votre état d’âme pour deviner à quel moment, il faut vous poser des questions pour mieux comprendre en toute urgence une situation.

Un ministre représentant un Gouvernement a besoin de réponses à des questionnements de ses compatriotes et dans le temps.

Vous ne le savez peut-être pas, moi je ne me bats réellement et personnellement que pour des causes véritablement justes, dans mon intime conviction. J’espère que c’est identique pour vous aussi.

Or, il se fait que malgré toutes vos explications que j’ai pu lire dans des quotidiens de la place avant votre lettre, cette décision d’expulsion de candidats de salles d’examen est discutable pour certains d’entre eux et vous vous en rendez compte. Nos compatriotes sont eux aussi capables d’interpréter des textes, comme vous. Seul Dieu est parfait.

Par ailleurs, je pense n’avoir pas eu totalement les réponses à mes trois questions malgré vos huit pages à peine une page de lettre.

S’agissant de l’autre aspect de votre lettre relative à de prétendues tentatives répétées de déstabilisation de l’organisation de l’édition 2010 de l’examen du baccalauréat (pour quelles raisons ? Parce qu’on vous en veut ? Parce qu’on n’est pas prompt à vous féliciter ? Parce que c’est votre baccalauréat à vous seulement ? Parce que le cabinet ne peut être qu’un bureau d’enregistrement pour vous ?), nous en reparlerons beaucoup plus tard.

Je me demande si vous vous rendez compte de ce que vous avez écrit même à un simple citoyen.

Je peux seulement vous inviter à vous éloigner de telles pensées car malgré les fleurs que vous jetez (certainement à raison) vous savez bien que c’est une équipe qui gagne. Même le plus petit planton doit compter pour vous.

Heureusement que c’est mes collaborateurs qui vous ont proposé des noms puisque même si l’examen du Bts peut me rendre riche puisque le budget de son organisation est supérieur à celui du baccalauréat vous êtes dispensés de demander à votre ministre de tutelle s’il a des propositions de cadres à vous faire pour l’examen du baccalauréat. L’organisation du baccalauréat a certainement commencé avec moi ! Vous n’avez plus qu’à supprimer la tutelle de l’office du baccalauréat.

De toutes ces questions nous en parlerons mais je vous rappelle que vous avez besoin des autres, de tous les autres, bien sûr à des niveaux donnés.

Je vais finir en vous conseillant la pensée d’un sage du Sahel : « Un responsable, c’est celui qui sait prendre connaissance pour une bonne gestion des crise éventuelles dans l’exercice de ses fonctions »