Annulation du décret relatif au ratio salarial : L’inefficace remède de la Cour constitutionnelle

Publié le par L'informateur

Une dame a déposé,  vendredi 17 juin,  à la Cour constitutionnelle un recours contre le décret relatif aux  25% accordés aux agents du ministère des finances.  La Cour casse le décret en provocant les travailleurs.

La haute juridiction plonge le gouvernement dans une situation compliquée. La décision relative à l’annulation de 25% n’a fait qu’envenimer la tension sociale.

Un mouvement de grève s’est généralisé dans l’administration publique. En réclamant les 25% accordés à leurs collègues du Mef, la Coalition des organisations syndicales de l’administration publique (Cosynap) paralyse tous les ministères.  Ce qui a sorti le chef de l’Etat de son gong. Il a menacé de faire des défalcations sur les salaires des grévistes.

On est là  quand  une « supposée » citoyenne Ingrid Houessou saisit la haute juridiction d’une requête en inconstitutionnalité contre les privilèges financiers des travailleurs du Mef. La Cour de Robert Dossou  lui donne raison.  « Le décret n° 2011-335 du 29 avril 2011 portant institution d’un coefficient de revalorisation des traitements indiciaires des agents de l’Etat du ministère de l’économie et des finances est contraire à la Constitution. », déclare la Cour dans sa décision dcc 11-042 du  21 juin.

Mais la décision de la Cour a créé plus de problèmes  qu’elle en a résolus. « La décision  de la Cour est une bombe. On a abrogé le décret. Mais on n’a pas abrogé la grève.  Si jamais on supprime les 25 %  des agents du ministère des finances, toutes les centrales syndicales vont se mettre dans la danse», menace le Sg/Cgtb Pasacal Todjinou sur Canal3 Bénin.

Evidemment, les centrales syndicales ont mis en exécution leurs menaces lors des négociations avec le gouvernement. Et la Cosynap continue son mouvement de débrayage.

En somme, la décision de la Cour constitutionnelle au sujet des  revendications  de la Cosynap est comme de l’eau versée sur le dos du canard.

 

Aziz IMOROU

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