Impréparation et retard du vote de la loi au sujet des élections de 2011 : Fors-élection appelle les acteurs politiques au dialogue

Publié le par L'informateur

La situation sociopolitique qui prévaut à quatre mois des élections de 2011 inquiète plus d’un au Bénin. Face à la cristallisation des positions des différents camps politiques en ce qui concerne l’établissement de la liste électorale permanente informatisée et au retard constaté dans la mise en place des structures devant organiser les élections de 2011, le Front des organisations d la société civile pour les élections libres et transparentes est monté au créneau hier à l’Infosec de Cotonou. A travers une conférence de presse Joseph Djogbénou et ses collègues ont tiré la sonnette d’alarme en ce qui concerne l’issue des prochaines élections si l’impréparation et l’absence de dialogue devraient continuer à régner   dans la cité.

 « Nous avons dans quatre mois  des élections législatives et présidentielles, mais on ne sait encore avec quelle loi nous irons voter, et quelles sont les structures chargées de les organiser ». C’est un extrait des propos du professeur Joseph Djogbénou qui illustre les inquiétudes du Front des organisations de la société civile pour des élections libres transparentes et pacifiques  (Fors-élections). Pour le président de Fors-élections, la situation vers laquelle le Bénin court est préoccupante. « Nous organisons nos élections en urgence parce qu’on a une réaction pathologique au temps. On fait du rafistolage pour finalement gérer nos élections dans les urgences. Il faudrait qu’on renoue le dialogue. Nous interpellons trois personnes. Adrien Houngbédji, Abdoulaye Bio Tchané et Yayi Boni, il faut qu’ils parlent. On ne mérite pas de diriger quand l’on refuse de saluer son concitoyen. Il faut qu’ils renouent avec le dialogue » a plaidé Joseph Djogbénou.

 Selon le président de Fors-élections, trois scénarios sont envisageables pour ce qui est de l’issue des élections de 2011. On peut avoir une issue ‘’Alafia’’ si nous sommes arrivés à installer à temps  (au moins à six mois avant les élections) la structure devant organiser ces élections. Cette issue suppose que les acteurs politique s’entendent sur les différentes phases de la Lépi, la cartographie, le recensement porte-à-porte, et la phase d’enregistrement.

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