Yayi au sujet de l’état de la nation : 2011, une année charnière malgré la crise économique

Publié le par L'informateur

Le discours de Boni Yayi hier sur l’état de la nation a été un vrai discours bilan. Un bilan qui démontre bien que l’année 2011 a été l’année qui met en place les fondements de la mise en œuvre des nombreuses réformes prévues par le président de la République dans son projet de société. Pour lui, « Les réformes sont incontournables pour toute nation qui aspire au progrès ». Parlant de réformes, Boni Yayi n’a laissé aucun secteur où son projet de société n’envisage de réformes. Le premier de toutes les réformes doit être dans le secteur judiciaire selon Yayi. Ceci parce que toutes les réformes « exigent comme pré-requis une justice efficace surtout dans un Etat de droit en construction.

En effet, l’Etat de droit pour lequel nous nourrissons de légitimes ambitions n’aura de sens que si notre système judiciaire est des plus performants car la justice doit  jouer véritablement son rôle de protection des citoyens et de garant du respect des lois et règlements de la République. Notre système judiciaire mérite donc d’être revu et renforcé. De ce point de vue, l’année 2011 a été marquée par l’extension du réseau juridictionnel et le renforcement des capacités des Cours d’Appel et des tribunaux de première instance ; l’amélioration du cadre juridique national ; le renforcement du personnel judiciaire ; la modernisation du système pénitentiaire visant l’humanisation de nos maisons d’arrêts et le désengorgement des établissements pénitentiaires ». L’année 2011 aura permis que les jalons d’une vraie réforme budgétaire soient posés.

Si la justice un comme un levier nécessaire à toutes les réformes, Boni Yayi pense que l’énergie électrique est le moteur de toute industrialisation. Ici aussi la nécessité de réformes exige un préalable de dotation du Bénin d’installations énergétiques prêtes à servir la relance de l’économie nationale. Ainsi dit le chef de l’Etat « Conscient de l’importance du facteur énergétique pour la croissance économique et la réduction de la pauvreté, l’accent a été mis au cours de l’année 2011, sur la poursuite des projets et programmes déjà engagés les années antérieures et qui visent à assurer la sécurité de l’approvisionnement en énergie et à accroître l’accès à l’énergie. 

Dans ce cadre, il y a lieu de mentionner la poursuite des travaux de construction de la centrale électrique turbines à gaz de 80 Méga Watts à Maria Gléta qui sont maintenant à la phase d’achèvement; la mise en œuvre de plusieurs projets d’électrification notamment ». On peut citer dans ce cadre « le projet d’électrification par raccordement au réseau conventionnel de la SBEE de 67 localités rurales ; le projet d’électrification des 58 chefs lieux d’arrondissement et villages administratifs ;  le projet facilité énergie ;  le projet d’électrification des chefs lieux de 12 communes ; le projet de développement de l’accès à l’énergie moderne ; le projet d’électrification de 5 localités ; le deuxième projet d’électrification rurale de 27 localités ; le projet d’électrification par système solaire photovoltaïque de 2 chefs lieux d’arrondissement, à titre expérimental »

Ces fondements posés, le président de la République pense déjà que la roue est mise en branle. Ceci l’amène à faire un point des acquis et des disponibilités. Ainsi «Dans le secteur minier, le Bénin dispose d’importantes potentialités en ressources minérales qui pendant des décennies ont fait l’objet de plusieurs programmes d’exploitation. Aujourd’hui, des missions de reconnaissance d'indices de minéralisation de substances utiles ont été encore effectuées. Il s'agit de travaux de recherche de sable lagunaire qui se sont poursuivis  et ont mis en évidence des gisements de sable de bonne qualité dans plusieurs localités des  départements de l'Atlantique et du Littoral en vue de satisfaire la demande des populations en sable de construction ; de la reconnaissance d'indices de fer dans les secteurs de Loumbou-loumbou - Pékinga, de Madékali et de Kandi ­Bensahou ; de la reconnaissance d'indices d'uranium dans l'Atacora ».Dans la même lancée le chef de l’Etat jette un coup d’œil sur les premiers accords qui sous-tendent la recherche minière au Bénin. Il dit à ce sujet « Par ailleurs, nos ressources minières intéressent plusieurs sociétés étrangères qui souhaitent s’y investir. Dans ce cadre deux protocoles  d'accord ont été signés avec la société SAVROLA pour des prospections minières, et la société SILLENGER pour la prospection minérale, pétrolière, géophysique et aéroportée ».

En somme l’année 2011 aura été une année de pose des bases de la construction d’un Bénin qui tourne cinquante (50) années de balbutiement.

Claude ALOFA

Publié dans Actualité

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