Vote du projet du budget de l’Assemblée Nationale : Les députés abattent leur budget de 3, 53 %

Publié le par L'informateur

66 voix pour, 0 contre, 0 abstention. Voilà le résultat  qui a sanctionné le vote du projet de  budget gestion 2012 au cours  la plénière d’hier  25 Août 2011.  D’un montant de   9.742.671.083 fcfa contre  10.098.903.574 fcfa en 2011 soit une diminution de 3, 53 %.  Il   se compose comme suit : Dépenses réparties ; 7.427.321.083 Fcfa, dépenses non réparties 1. 841.500.000, équipements socio-administratifs, 473850.000 FCFA. Dans sa présentation, le président de l’Assemblée Nationale, le professeur Mathurin Coffi Nago a annoncé que ce budget respecte la lettre de cadrage du gouvernement fixé à 9.747.235.000 fca. Le budget présente quelques innovations. Il s’agit  de la revalorisation  du point  indiciaire à 50%  à partir de 2012. Il y a les frais de logement   du personnel administratif majorés à 50 %, les primes d’installation et frais d’installation, frais d’entretien, de carburant et de lubrifiant. Avant le vote du budget, il y a eu des réajustements au niveau du montant alloué à la carburation et aux députés suppléants. En effet, pour pouvoir rester dans la lettre de cadrage, le président en collaboration avec les services techniques  du parlement ont rabaissé les frais de carburation de 395.000 FCFA à 350.000 Fcfa. C’est  de la même manière qu’il a été procédé à la diminution  du nombre de suppléants de 10 à 04 députés pour une diminution de 5 millions multipliés par 06 députés.  La présentation du budget a suscité quelques réactions de la part des députés présents. C’est l’honorable Eric Houndété qui ouvre le bal des interventions avec une doléance pour une augmentation de la dotation  de 300 millions  alloués au contrôle de l’action gouvernementale. Il sera rejoint dans cette logique par son collègue Sado Nazaire qui se désole de ce que le montant du contrôle de l’action gouvernementale n’atteint pas 1 % du budget de l’Assemblée Nationale alors que c’est l’une des prérogatives du parlement. Il en a profité pour suggérer que désormais, il faut des budgets axés sur les résultats. Avant de finir il formule le vœu que désormais le budget du parlement prenne en compte la communication des députés. L’honorable  Gabriel Tchcodo intervient dans un premier temps sur la cotisation de la retraite des députés set des modalités pratiques. Il s’interroge sur la diminution de la dotation de l’assurance  qui chute de 462   millions à 200 millions entre le budget de 2011 celui de 2012.

Le député Gilbert Bangana relève à son tour une erreur de calcul  au niveau de la prime d’installation des députés. En effet, il s’agit d’un gap  de 45 millions car avec la proposition de 10   suppléants, le budget sort de la lettre de cadrage. Après cette intervention, le questeur réagit pour défendre le budget par rapport aux interventions concernant le contrôle de l’action gouvernementale. A en croire à Mama Débourou, premier questeur de l’Assemblée Nationale, le budget du contrôle de l’action gouvernementale a grimpé seulement à partir de la 5ème législature et certains contrôle sont allés jusqu’à 100 millions sans qu’on ait rien fait avec les résultats. Il sera rejoint par le président de l’Assemblée dans cette logique  sur cette même lancée. Selon Nago, la 5ème législature a favorisé le contrôle de l’action gouvernementale en ce sens que pendant cette législature, il y a eu  formation de 15 contrôles parlementaires avec des montants non  moins importants. Il conclut que les 300. Millions  alloués au contrôle de l’action du gouvernement n’est qu’un appoint car les autres prérogatives du parlement  n’ont pas un montant fixe.

Geoffroy Wusa

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