Victoire de Allassane Ouattara à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire : Un bon présage pour Houngbédji en 2011

Publié le par L'informateur

Tout porte à croire que l’heure de la victoire des opposants africains a enfin sonné. En ce mois de novembre, les seconds tours des élections présidentielles en Guinée et en Côte d’Ivoire se sont tournés en faveur de l’opposition. Et si l’opposant historique Alpha Condé est élu en Guinée et Alassane Ouattara est proclamé vainqueur en Côte d’Ivoire, Me Adrien Houngbédji attend son tour au Bénin en 2011.

Faut-il le rappeler, le peuple guinéen est allé, dimanche 07 novembre, aux urnes dans le cadre du 2ème tour de la présidentielle. Les résultats de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) donnent Alpha Condé vainqueur avec 52, 52 % face à  son challengeur le  jeune  Diallo. Loin de la Guinée, ce sont les populations ivoiriennes qui ont fait, dimanche 28 novembre, le même exercice dans le même cadre. Et selon la Céni, l’opposant Alassane Ouattara a gagné la bataille présidentielle avec 51, 10% face au président sortant Laurent Gbagbo. Il en ressort que le chef de l’Etat ivoirien partant a obtenu 45, 90% des suffrages exprimés. Tels sont les résultats provisoires proclamés par le président de la Céni ivoirienne. Sans cataclysme politique de dernières heures, la Cour constitutionnelle de la Côte d’Ivoire va confirmer l’ancien premier ministre de Félix Houphouët Boigny dans le fauteuil présidentiel.

Mais il est inutile de préciser que les projecteurs sont ainsi braqués sur la présidentielle prochaine au Bénin. Le peuple béninois ira aux urnes, en mars 2011, pour élire celui qui va gouverner le pays durant les cinq ans à venir. Trois prétendants sérieux seront en lice. Il s’agit du président en exercice le docteur Boni Yayi, de Me Adrien Houngbédji et du banquier Abdoulaye Bio Tchané. Tous ces présidentiables partent avec la même chance. Seulement, comme Alassane Ouattara a bénéficié du soutien des houphouëtistes en Côte d’Ivoire, l’opposant Adrien Houngbédji a le soutien des kérékouïstes et de  l’ancien président de la République Nicéphore Soglo.

Somme toute, le chef de fil de l’opposition a le vent en poupe. Les kérékouïstes comme Bruno Amoussou, Kolawolé Idji et Lazare Sèhouéto ont obtenu respectivement 08%, 05% et 02% à la présidentielle en 2006. Mais au moment où Léhady, fils de Soglo, s’en est sorti avec 10%, l’opposant Adrien Houngbédji a totalisé 25%. Tout prouve alors que l’ancien «premier ministre» du général Mathieu Kérékou est sur la bonne voie. Tout peut arriver. Sauf que tout calcul fait donne favori le  candidat unique de l’Union fait la nation (Un) qui tire sa dernière cartouche. Il n’a donc pas droit à l’erreur.

Aziz IMOROU

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