Vaste escroquerie au Port de Cotonou : Des recrutements fictifs et illégaux de dockers organisés

Publié le par L'informateur

Depuis quelques jours, un mouvement de type nouveau est remarqué au niveau des structures jusque-là chargées de gérer certains départements de l’activité portuaire. Ces structures chargées de recruter les dockers lancent désormais en cachette, de manière fictive et donc illégale,  des recrutements énormes de dockers. Par dizaines, ces jeunes hommes sans emploi sont invités par des proches, exerçant dans ces structures étatiques à se faire embaucher comme dockers au port de Cotonou. Pire, il leur est dit et promis qu’ils seront immatriculés à des numéros antidatés afin qu’ils bénéficient de certains avantages qui, en temps normal, ne leur seraient pas dus. Bonne initiative est-on tenté de croire ; surtout que le Bénin se trouve être un  pays où le taux de chômage est sans cesse croissant malgré les efforts inlassables du gouvernement Boni Yayi. Mais hélas non ! Les initiateurs et auteurs de ces embauches fictifs et illégaux n’ont qu’un seul objectif. Ils veulent mettre du plomb dans l’aile à la toute nouvelle structure créée pour suppléer aux anciennes structures chargées de gérer les embauches au port de Cotonou. Démontrer aux autorités compétentes que le Bureau d’Embauche Unique (BEU) n’est pas en mesure de gérer le nombre de dockers engagés dans l’activité portuaire au Bénin, c’est cela qui semble être désormais le leitmotiv de ces acteurs diaboliques de l’ombre.  Pire, l’immatriculation de ces nouveaux dockers ne suit aucune orthodoxie en la matière. Amener le gouvernement du docteur Thomas Boni Yayi à stopper les réformes engagées est le sens qu’on peut donner à cet acte ignoble d’embauche des dockers. Ignoble à plusieurs titres !

Un ; cet acte est ignoble parce qu’il veut empêcher une initiative novatrice de voir le jour et surtout de prospérer pour le bonheur de tous les acteurs de la chaîne portuaire.

Deux ; cet acte veut affaiblir le pouvoir de Boni Yayi. Il a été remarqué combien le président Boni Yayi tient au développement du secteur portuaire béninois qui selon lui, ce qui se vérifie par les chiffres, est un peu la seule vraie richesse dont dispose notre pays le Bénin. Les recettes issues de ce fleuron de l’économie béninoise sont énormes et représentent la grande partie du budget national du Bénin.

Une autre raison pour laquelle cet acte d’embauche fictif et illégal est ignoble, c’est que ce sont des jeunes dépourvus d’emploi qui sont manipulés. Il leur est promis un emploi qui est faux ; un emploi qu’ils ne pourront presque jamais exercer. Il s’agit donc de miroiter à des personnes en situations précaires des avantages et situations meilleurs qui n’auront de vie que dans l’esprit de ceux-là qui tombent innocemment dans l’appât et des initiateurs de cette vaste escroquerie.

Déboussolés et chassés de manière intelligente par le pouvoir du changement du sulfureux chantage économique de placement d’argent, ces mécréants se sont reconvertis (ils y étaient déjà de par le passé) en acteurs du port de Cotonou. Ils vont jusqu’à réclamer par le biais de leurs sous-fifres des sommes d’argent à ces jeunes qui ne veulent qu’une seule chose, travailler et monter au Bénin qu’ils sont aussi utiles à quelque chose.

Depuis son arrivée au poste de ministre en charge des transports maritimes, le ministre Issa Badarou s’est lancé dans une série de réformes qui pour le moins, aideraient le port à moderniser son fonctionnement. Là où il n’a pas innové, il redonne vie à certaines réformes jugées salutaires et initiées par ses prédécesseurs. Ces actions qui semblent jusque-là utiles pour des activités portuaires plus rentables pour le secteur, ne sont pas acceptées des adversaires du changement. Ces derniers n’avaient jamais manqué l’occasion de dire publiquement leur opposition à ces réformes. Mais ils vont donc désormais bien loin. Détruire les réformes entamées avec maestria par le désormais « homme du port » du Bénin, le ministre Issa Badarou, c’est leur vœu  pieux et vain.

Qui sont en activité derrière ces mauvais citoyens ? Quels sont leurs autres desseins ? Comment fonctionnent-ils ? Dans nos prochaines parutions la suite.

Claude ALOFA

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