Transition continue à la Ccib : Zocli d’Alcantara se proroge dans la controverse

Publié le par L'informateur

Comme nous l’écrivions dans notre parution d’hier, le président du comité transitoire de la Chambre de commerce et d’industrie du bénin (Ccib) est en fin de mandat depuis hier 15 mars 2012. Fort heureusement, le gouvernement de Boni Yayi sait bien combler à temps les questions de vide juridique.

En effet, selon les sources généralement bien informées, le mandat de Monsieur Pierre d’Alcantara Zocli a été prorogé à la tête du comité transitoire. On en reviendra un peu plus en détails.

Mais pour l’heure, il est utile d’insister sur les conditions dans lesquelles il vient de présider aux destinées de l’institution consulaire. Ce président intérimaire est venu pour procéder à un toilettage des textes de la Ccib afin de faire avancer le processus électoral qui était en panne. Il était donc venu un peu comme le messie pour un camp. Le commun des Béninois a pu observer que M. Zocli s’est plutôt employé à autre chose ; et finalement le temps l’a rattrapé. Il s’est beaucoup plus intéressé aux questions de nominations. C’est difficile de citer les compartiments dans lesquels il n’a pas déplacé de pions…C’est peut-être pour la bonne cause. Dans ce cas, son prédécesseur était alors sur des œufs pourris. Or M. Zocli avait laissé croire que ce dernier a été sur la bonne lancée….

Un observateur averti de cette scène laissait croire, un peu comme pour faire de l’humour qu’il ne se passait de jour où le président intérimaire ne procède à une nomination. Faut-il donner raison à ce dernier ? Difficile de répondre par l’affirmative. Ce qui est certain, c’est que même le dernier jour de son mandat, certaines langues susurrent qu’il aurait procéder à des nominations. Hier encore, certains agents ont assisté à des scènes de passation de service….pour le bonheur de la chambre consulaire.

Ce jour vendredi, on ne sait le tour de qui va prendre ou passer service à la Ccib. Bon enfin, le Bénin, c’est environ 10 millions de personnes.

Toujours est-il que le rythme de nominations à la Ccib inquiète plus d’uns. Surtout lorsqu’on se rappelle que dans le cahier des charges du président Zocli, un accent a été mis beaucoup plus sur les réformes pour faire tenir les élections consulaires.

Faut-il conclure que l’échec est là ? Il reviendra à ceux qui ont envoyé M. Zocli en mission de tirer les conclusions.

Laurent Akouêyikou

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