Tournée des ministres dans le cadre du Pvi : Le gouvernement renoue avec ses mauvaises habitudes

Publié le par L'informateur

Comme sous le changement, Boni Yayi envoie sur le terrain ses ministres expliquer le Programme de vérification des importations (Pvi) aux populations. Un programme qui fait grand bruit à l’ère de la refondation.

 

Si Boni Yayi rencontre des difficultés dans l’exécution d’une décision, il appelle les populations au secours. Il livre en quelque sorte une catégorie de personnes à la vindicte populaire. Les enseignants, les infirmiers et d’autres travailleurs  ont subi les affres du changement. Les douaniers sont sur la sellette à l’heure actuelle.

En compagne d’une forte délégation, le chef de l’Etat est allé en personne au marché de Dantokpa pour constater de visu la cherté de la vie. Tout en faisant  l’apologie de son Pvi, le successeur de Mathieu Kérékou appelle les commerçantes à diminuer les prix des denrées de grande consommation. Une doléance qu’elles ont rejetée sur le champ.

Comme le chef du gouvernement, les ministres Raphaël Edou, Madina Séphou, Blaise Ahanhanzo Glèlè, Adijatou Mathys, Marie Elise Gbèdo et autres sont descendus dans l’Atlantique/Littoral, le Mono/Couffo et le Zou/Collines pour les mêmes causes. Les merveilles du Pvi à la bouche et dans le cœur, ces collaborateurs de Boni Yayi ont rencontré les populations à la base. Ils ont valorisé et survalorisé les réformes portuaires en exécution au port autonome de Cotonou.

Mais la mayonnaise a du mal à prendre. Contrairement aux autres décisions, les conséquences du Pvi touchent directeurs les populations. Ce qui veut dire qu’elles n’applaudissent pas les discours des envoyés de Boni Yayi comme à l’accoutumée. Ce sont ces populations qui vivent la cherté de la vie au quotidien.

Eu égard à tout cela, ces tournées ministérielles n’apportent rien au peuple. Or, chaque ministre descend sur le terrain avec plusieurs véhicules. Ces moyens de déplacement fonctionnent avec du carburant. Cela fait des millions de nos francs de perte. En dehors de ces frais du  carburant, les nombreux cadres de la délégation perçoivent des primes mirobolantes. Bref, des déplacements onéreux pour des actions inutiles sur toute la ligne.

Aziz IMOROU

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