Todjinou à propos de la défalcation sur salaire des enseignants : « Certains cadres veulent rendre Yayi impopulaire »

Publié le par L'informateur

Le syndicaliste Pascal Todjinou a accusé à tort ou à raison, dimanche 08 avril, certains cadres au sujet de la  défalcation opérée sur les salaires des enseignants.

« Nous sommes en train de rentrer dans une zone de turbulence sociale. Le pouvoir ne veut pas la paix. Le gouvernement n’a pas le droit de défalquer les salaires des enseignants. Certains cadres veulent  amener le gouvernement Boni Yayi à être suffisamment impopulaire. », a déclaré Pascal Todjinou sur Canal 3 Bénin.

La défalcation opérée sur les salaires des enseignants pour fait de grève n’a pas reçu l’adhésion du Secrétaire général de la Confédération des travailleurs du Bénin (Cgtb). Le bouillant syndicaliste a démontré que cette soustraction financière ne respecte pas les règles en la matière. Todjinou a  mis un doigt accusateur sur certains ministres, conseilleurs et cadres « extrémistes »  qui, selon lui, ne rendent aucun service au chef de l’Etat.

Le secrétaire général de la Cgtb a expliqué que le décret 2011-25 du 25 août 2011 portant point indiciaire  n’a pas abrogé celui portant revalorisation de la fonction enseignante. La revalorisation de la fonction enseignante a commencé avec 7 milles francs sous l’ex-président Mathieu Kérékou. Cette augmentation salariale constitue un droit acquis. On ne peut pas supprimer un droit acquis.

Si Boni Yayi décide d’accorder 25% aux agents de l’Etat, on ne peut en aucun cas exclure les éducateurs. Même si ces derniers ont eu un traitement financier particulier sous l’ancien président de la République, ce n’est pas une raison pour  les soustraire de la revalorisation indiciaire sous l’actuel chef de l’Etat.

Ecartés du décret  2011-25 du 25 août 2011, les enseignants sont allés en grève. Le gouvernement a appliqué la défalcation sur salaire. Selon l’invité du Canal 3 Bénin, cette opération ne respecte pas les normes. Une frange d’enseignants a perçu 450 francs, 4000 francs et 9000 francs. « Yayi doit virer du palais et du gouvernement ceux qui lui disent de faire une telle défalcation. », a-t-il suggéré au président de la République.

Lorsqu’on veut faire la défalcation sur salaire, on applique la règle de tiers, a estimé  Pascal Todjinou. Il a expliqué que le gouvernement tourne au ralenti. « Il faut qu’on le dise avec foi »,a-t-il dit. Le numéro 1 de la Cgtb a demandé  au régime de reprendre langue avec les centrales syndicale pour sauver ce qui peut l’être encore. Sinon, le pire est à craindre. « La grève sur le tas dans l’éducation est très dangereux. », a-t-il révélé.

En demandant aux grévistes d’aller à l’école, les centrales syndicales ont fait preuve d’une responsabilité historique devant les parents d’élèves, les populations, le peuple et la communauté internationale. Si on mécontente les éducateurs, cela risque de peser lourd sur la qualité de l’enseignement dans les salles de classes, à en croire le Sg de la Cgtb. Ce sont les élèves qui vont payer les pots cassés au sujet du bras de fer entre les autorités  gouvernementales  et les syndicats.

Pascal Todjinou a demandé au chef de l’Etat d’écouter moins les « extrémistes » de son entourage. Il a invité les enseignants à ne pas céder à la manipulation.

Aziz IMOROU

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article