Tentative de fraude et de corruption électorale dans l’Ouémé : Attaques et contre-attaques entre le maire Bahoun et le député Aholou Kèkè

Publié le par L'informateur

Aholou Kèkè député Fcbe a été arrêtée dans la nuit de ce samedi à dimanche dans la commune d’Akpro-Missérété. Il lui est reproché d’avoir faire une campagne porte-à-porte après la clôture de la campagne et aurait distribué de l’argent de maison en maison. Gardée à la gendarmerie de cette commune elle est rentrée aux premières de la matinée accompagnée des forces de l’ordre. Approchée voici sa version des faits. a passé une bonne partie de la nuit de ce samedi 12 à dimanche 13 mars 2011 dans les locaux de la brigade de gendarmerie de la commune d’Akpro-Missérété. Pour ses accusateurs, elle a été arrêtée parce que prise en flagrant délit de campagne après délai et de corruption électorale. Mais la mise en cause s’en défend et parle plutôt d’un guet-apens pour porter atteinte à sa vie. Retour sur les faits.

Aux environs de 2heures du matin de ce dimanche 13 mars 2011, un groupe de jeunes dans l’arrondissement de Vakon, commune d’Akrpro-Missérété, ont arrêté le véhicule 4X4 de l’honorable Hélène Aholou Kèkè, député Fcbe et Présidente de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale et Facilitatrice de la Coordination de la mouvance présidentielle section Ouémé. Selon ses jeunes rejoints quelques instants plus tard, Hélène Aholou Kèkè serait en train de faire de la campagne porte-à-porte après le délai prescrit et serait pour arriver à ses fins, entrain de distribuer de l’argent pour soudoyer les électeurs.  Pour eux il s’agissait d’un flagrant délit. Ainsi ils ont bloqué le véhicule avec des briques sous ses pneus et alerté  le reste de la population de Vakon pour constater les faits la gendarmerie d’Akpro-Missérété qui est venue chercher les protagonistes et a gardé jusqu’au lever du jour, le député mise en cause. Le principal argumentaire est que le député Aholou Kèkè en tant que responsable politique n’avait rien à faire dans cette commune à cette heure-là. Selon les accusateurs, il aurait été retrouvé sur elle des bulletins pré-cachetés au profit du candidat Boni Yayi et une forte somme d’argent.

« …Effectivement, il s’est produit un incident à Akpro-Missérété ce matin tôt.  A la fin de la campagne, j’ai passé la soirée avec mes parents à Avrankou jusqu’à tard dans la moi nuit. Subitement je me suis rendu compte qu’il y a un parent qui durant tout la journée n’arrêtait de m’appeler pour qu’on règle tout problème ensemble. En partant d’Avrankou, j’ai supplié mon chauffeur et mon garde du corps qui étaient visiblement fatigué. Effectivement je suis allé à Vakon Adanhou. Il était  sur son portail. Je lui ai demandé de m’excuser qu’on serait aujourd’hui car je suis épuisée et par conséquent, je ne peux plus régler ce problème séance tenante. Je peux vous dire qu’il ne s’est pas passé dix minutes entre le moment où je suis passé à l’endroit où on m’a attaqué et mon retour.  Je vu un attroupement  là où je n’avais vu personne. Plus d’une cinquantaine d’hommes armés de coupe-coupe, de gourdins. J’ai dit à mon garde du corps attention nous sommes en période électorale.  Pas de bavure parce que lui allait descendre avec son arme. J’ai dit au chauffeur de garer la voiture.  J’ai demandé au garde du corps de descendre sans l’arme pour écouter d’abord ce qu’ils vont nous dire.  Et c’est dans les propos que je me rends compte qu’on venait m’attaquer… J’ai bloqué les quatre portières. Ensuite j’ai téléphoné au Chef Brigade de Missérété qui à son tour à appeler le directeur de la gendarmerie.  Ce dernier m’a dit pas d’imprudence, ne t’affole pas, je t’enverrais des éléments pour se sauver.  Quels instants après, je constate l’arrivée de certains vertus noire et d’autres en blancs, la tête enturbannée de blanc et des motos qui évoluaient tout phare allumé. C’est la voiture du maire de Missérété que suit le cortège. Il descend et parle à ses hommes.  Ils se sont rapprochés de la voiture et ont commencé à m’invectiver, à donner des coups au véhicule. Dieu merci, la gendarmerie n’a pas tardé à arriver. Les palabres ont commencé. Nous avons passé plus d’une heure dans les discussions sur place pour que les gendarmes leur face comprendre qu’il était indispensable qu’on se rende à la brigade de Missérété. Le Maire a exigé qu’on fouille le véhicule sur place. Mais le Cb s’est interposé. Il a dit que ce n’est pas possible dans la rue.  …  Les gendarmes habillement ont enlevé les barricades et mon chauffeur a fait reverse pour qu’enfin nous partons de là. Nous sommes rentrés dans le bureau du commandant de bridage qui a procédé aux interrogatoires. Que reproche le maire à l’honorable Kèkè ? Il répond que c’est la fin de la campagne et que je n’ai rien à faire à Missérété à cette heure-là.  Il dit que la loi a interdit de circuler la nuit. C’est là que j’ai commencé par rire. Quelle loi m’interdit de circuler dans mon pays après minuit. Il dira que quand on voit une personnalité de mon rang après  la campagne tard dans la nuit, c’est qu’il fait du porte à porte. Alors j’ai pris la parole pour demander que ma voiture soit fouillée. Je l’ai réclamé plus de 5 fois. Mais le maire  dit non ce n’ai pas la peine. Elle est juriste, elle ne peut pas garder des affiches dans son véhicule. Mais elle peut avoir de l’argent sur elle. J’ai dit levons pour vérifier. Le maire dit non ce n’ai que des soupçons. C’est de là que  le Cb dit ne vous fâcher pas. Vous êtes tous deux les hommes politiques. Vous devez contribuer à la promotion de la paix dans ce pays. Il a souhaité qu’on règle l’affaire à l’amiable. Il me supplie de laisser. Pendant ce temps le maire n’a pas cessé de dire, elle est ma tente.  J’ai dit que c’est une agression, je porte plainte. J’ai dit au Cb, la paix d’accord, mais pour ma maman je laisse tomber parce que ce monsieur ne vaut pas le coup d’être pardonné. Vous verrez ce qu’il fera de cet incident. Après son départ, la gendarmerie m’a demandé de rester un peu pour ma sécurité avant de me transporté à bord de leur véhicule suivi de ma voiture jusqu’au carrefour Beau Rivage à Porto-Novo. J’ai été étonnée d’entendre qu’on m’a arrêté avec des bulletins estampillés "a voté" avec des millions. J’estime qu’on voulait m’assassiner. Je n’ai eu la vie sauve que grâce à la gendarmerie.  J’ai reconnu 8 à 10 personnes parmi les agresseurs. Je vais porter plainte devant le procureur le lundi prochain... C’est donc un guet-apens…. »

Publié dans Actualité

Commenter cet article