Supposé abandon de l’aéroport de Parakou : Yayi calme les mécontents ce jour

Publié le par L'informateur

Le lancement des travaux de l’aéroport de Glodjigbé a suscité la colère des populations de Parakou. Pour les calmer, le chef de l’Etat Boni Yayi descend aujourd’hui sur le terrain.

Le président de la République effectue une descente  dans le Septentrion. Une descente non prévue dans l’agenda du chef de l’Etat. Mais vu l’urgence, Boni Yayi descend à Parakou. Il  y va pour ramener les populations de la cité des Kobourou en de meilleurs sentiments. 

Les populations du Septentrion en général et celles de Parakou en particuliers sont très fâchées contre le président de la République. Les femmes, les jeunes et les vieux sont en colère. Ils ne portent plus l’exécutif dans leur cœur. Ils menacent de descendre dans les rues  pour exprimer leur mécontentement. Les uns et les autres se disent trahis.

La cause de ce mécontentement généralisé est simple. Le lancement des travaux de la construction de  l’aéroport international de Glodjigbé a énervé plus d’un dans le Nord. Les populations supportent mal cette politique Boni Yayi qui pourchasse deux lièvres à la fois.

Le gouvernement a lancé, depuis des années, le projet de construction de l’aéroport international de Tourou à Parakou. Mais là où le bas blesse est que les travaux de  cet aéroport  tournent au ralenti. Lancés à grand renfort médiatique depuis peu,   la réalisation de cette aviation du Nord n’est pas pour demain. Les engins lourds et légers sont au repos sur le terrain. Les mauvaises herbes ont envahi l’espace aménagé. Les populations de la cité des Kobourou dénoncent chaque jour le sabotage de la construction d’une infrastructure aérienne dans leur localité. 

En ce moment, le chef de l’Etat a lancé, mardi 13 décembre, les travaux de la construction d’un autre aéroport dans le Sud. Il s’agit de l’aviation de Glodjigbé. Un aéroport international qui sera fonctionnel dans deux ans. Le Pgd  de l’entreprise sud-africaine en charge des travaux promet de livrer l’aviation dans le délai. Et si les populations de Glodjigbé sont contentes, celles de Tourou sont mécontentes. Le président de la République calme les mécontents dès ce jour. Il entend apaiser les ardeurs des  populations de Parakou.

Aziz IMOROU

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