Suite aux grèves dans l’enseignement : Défalcation sur le salaire de mars aux enseignants

Publié le par L'informateur

Après les temps de menace, place maintenant à l’exécution de celles-ci. Ce que d’aucuns prenaient pour rumeur est réalité. Face aux grèves dans l’enseignement, le gouvernement a décidé de procéder à des défalcations sur salaire. Le signal a été donné par le chef du gouvernement. Ainsi, le salaire du mois de mars 2012 ne sera pas intégral aux grévistes. Il a été décidé au niveau gouvernemental de prendre en compte onze jours de débrayage à la faveur du traitement de la rémunération de la mensualité en cours. Le salaire sera donc amputé de son tiers. Soit que les salariés recevront les deux tiers de la paie attendue. A titre d’exemple, les enseignants qui recevaient 60 000 f le mois s retrouveront à 40 000F.

Selon des sources proches du ministère des finances, la défalcation concerne tous les enseignants ; qu’ils soient grévistes ou des « syndicats patriotes ». Car, jusqu’à la semaine écoulée, il était difficile de tenir une liste fiable des grévistes. Peut-être qu’à partir de cette nouvelle semaine, il sera loisible au gouvernement de pouvoir réussir à avoir cette liste.

Les mêmes sources indiquent que le paiement du salaire défalqué connaîtra un peu de retard.

En effet, dans le meilleur des mondes, le gouvernement béninois libère les salaires déjà à partir de la date du 20. Ce jour étant le 20 mars, les agents de l’Etat devraient s’attendre à être payés. Mais compte tenu du fait que le gouvernement a décidé de faire une ponction sur les salaires, le traitement a dû connaître quelque retard. Aussi, le salaire des enseignants ne sera disponible que dès la semaine prochaine ; soit autour du 26 mars.

Au total, pour les enseignants grévistes, non seulement le salaire sera en retard, mais il sera amputé du tiers.

Selon le cabinet du ministre des finances, les autres travailleurs de l’Etat recevront leur salaire à temps normal c’est-à-dire à partir du 20 mars pour ceux qui touchent au trésor.

Ainsi donc, dans la kyrielle de menaces proférées par le chef de l’Etat à coup de médiatisation, une est maintenant mise à exécution : celle qui parait la plus facile et la plus profitable à un exécutif déjà en difficulté économique, à savoir la défalcation sur salaire.

Il est utile de rappeler que par le passé, le gouvernement de Boni Yayi, face à la forte pression des syndicats, est revenu sur sa décision de défalcation des salaires.

Laurent Akouêyikou

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