Soutien au chef de l’Etat dans les réformes du coton : Dassa marche sans engrais

Publié le par L'informateur

En début de semaine, les populations de Dassa-Zoumè ont marché pour soutenir Boni Yayi pour la réforme cotonnière. Et pourtant, elles ne disposent pas encore d’engrais pour leurs champs de coton.

La gestion de l’or blanc est revenue dans le giron dans l’Etat. Les producteurs de coton de Dassa-Zoumè ne sont pas restés indifférents  à cette nouvelle donne. Ils ont félicité, au cours d’une marche de soutien, le président de la République dans cette réforme cotonnière. Laquelle réforme retarde la mise en place des engrais dans les arrondissements et les villages.

« Le problème majeur est la mise en place tardive des engrais. On n’a  pas  encore les deux qualités d’engrais. On n’a ni npk ni urée », s’indigne le directeur Pamphile Tobada du Centre régional de la promotion agricole (Cerpa) du Zou/Collines sur Canal 3. 

Là-dessus, le chef de l’Etat fait une promesse. « Nous allons tout faire pour mettre les intrants à votre disposition. Les engrais vont venir  probablement demain », a-t-il lâché  sur la même chaîne. 

Une promesse dont les retombées restent à l’étape déclaratoire. Jusqu’à présent, bon nombre de producteurs  de coton ne sont pas rentrés en possession d’intrants agricoles. Les engrais (npk et urée) sont encore de l’or pour certains paysans de Sokango, Hounkpogon, Affossogbé,Togbègon, Gbénavo, Anitchokouè, Zotodji et autres. « Le temps passe. Mais nous n’avons pas  reçu d’engrais, même pas un seul sac », a lâché un président d’un Groupement villageois (Gv) d’Affossogbé au téléphone.

En dépit de cela, une marche en faveur du chef de l’Etat a drainé une foule à Dassa-Zoumè. Sous l’égide de Pierre Olodo, Jean-Eudes Okoundé, Emile Kougbadji, Nicaise Fagnon, Christelle Houndonougbo et consorts, les populations ont chanté, crié, loué le nom de Boni Yayi. Les « marcheurs » sont venus de Soclogbo, Gbaffo, Sokango, Gnonkouignon, Kèrè, Ouissi, Tré et environs pour valoriser et survaloriser les mérites du gouvernement,  en absence des intrants agricoles. 

Mais qui a manipulé les populations de Dassa-Zoumè ? Il est difficile de le dire. Toujours est-il que jeunes, femmes et vieux ont été utilisés à des fins politiques. Comment peuvent-ils applaudir pour ce qu’ils n’ont pas obtenu ? La politique a pris par là. Encore que certains « marcheurs » ont répondu à l’appel de l’espèce sonnante et trébuchante.

Les plantes de coton attendent, en tout cas, les engrais dans les champs. La commune de Dassa-Zoumè a fait une prévision de plus de 4 mille hectares. Les producteurs ont fait déjà près de 2 mille. Et l’engrais fait défaut.

Aziz IMOROU

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