Soutien à la grève dans l’éducation : Une grève générale de la fonction publique demain

Publié le par L'informateur

La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) appelle à une grève générale de 24 heures dans la fonction publique. Le motif principal est de soutenir les enseignants dans la crise qui les oppose au gouvernement.

Dans un communiqué rendu public, le secrétariat général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) appelle à une grève générale de 24 heures pour demain, mardi 20 mars 2012. Le motif de cette grève est de soutenir les enseignants dans la crise qui les oppose à Boni Yayi et à son gouvernement. Selon les mots de la motion de grève, les travailleurs doivent se mettre en grève pour manifester leur mécontentement face aux « dérives liberticides du gouvernement et la confiscation des libertés syndicales ». Aussi les fonctionnaires sont-ils appelés à dire non à la gabegie  

Si cette motion de grève est respectée, on assistera à une fermeture des bureaux de l’administration publique, des hôpitaux et centres de santé publics demain. Avec l’interdiction du droit de grève au personnel douanier le Bénin ne risque pas de perdre beaucoup d’argent dans cette grève. Mais il faut dire que dans les postes de douanes ce ne sont pas seulement les douaniers qui sont utilisés.

Questionné dans les coulisses, les responsables de la Cstb disent que les réelles motivations de cette grève viennent de la menace de radiation faite par le chef de l’Etat contre les enseignants grévistes.

L’une des questions que suscite cette motion de grève sont entre autres de savoir pourquoi c’est la Cstb seule qui a signé cette motion de grève générale. Quel pourra être le taux de suivie de cette grève ? La fermeté observée par le chef de l’Etat dans la crise avec les enseignants ne risque-t-elle pas d’émousser l’ardeur des travailleurs de la fonction publique quant à un quelconque arrêt de travail pour soutenir leurs collègues enseignants?

La journée de mardi risque d’être alors une journée test aussi bien pour la Cstb que pour l’avenir du mouvement syndical en général au Bénin.

Claude ALOFA

Publié dans Actualité

Commenter cet article