Situation conflictuelle au niveau des gestionnaires de parcs : Les raisons de la crise au port

Publié le par L'informateur

Les gestionnaires de parcs refusent de transférer les véhicules d’occasion du port de Cotonou vers les lieux de vente. Le paiement des frais de droit portuaire est  à l’origine de la crise.

Un différend oppose les gestionnaires de parcs à la Sobémap et au port dans la mise en œuvre de la  réforme portuaire. Un bras de fer qui a conduit au blocage des activités dans le secteur des véhicules d’occasion. Les opérateurs économiques privés accusent à tort ou raison les structures étatiques.

Sur Canal 3, un opérateur économique du nom de Mohamed Raïmi Titus a expliqué que les siens ne sont pas contre la réforme portuaire. Selon lui,  les acteurs privés et publics sont invités à payer  les factures au  guichet unique (Segub), conformément à la réforme. Mais le port et la Sobemap demandent aux gestionnaires de leur verser directement les frais d’accolage (36 mille francs Cfa  par véhicule). Un montant que la Segub doit leur retourner à la fin du processus. Si les gestionnaires leur versent ces frais, le guichet unique  va encore prélever les mêmes frais sur les fonds des gestionnaires pour les payer une seconde fois. Ce qui veut dire que les mêmes privés vont payer  deux fois les structures étatiques.

Et ne voulant pas faire double emplois, ces opérateurs économiques privés ont bloqué leurs propres activités. Ils s’opposent au transfert des véhicules d’occasion débarqués au port de Cotonou vers les parcs de vente. Une situation qui porte un coup à la mise en application du Programme de vérification des importations (Pvi). Les gestionnaires de parcs sont traités, au finish, d’anti-réformistes à tort ou à raison.

Fort de cela, le  ministère de l’économie et des finances (Mef) a sorti un communiqué pour demander à ces usagers du port de se conformer aux prescriptions portuaires en vigueur au Bénin. La ministre Adidjatou Matys les invite  à démarrer sans délai les opérations de transfert des véhicules du port vers les lieux de vente. Tout contrevenant va se voit retiré son agrément au profit d’un autre opérateur économique désireux de travailler aux regards du Pvi.

Mais les promoteurs et les gestionnaires de pacs appellent le président de la République Boni Yayi à décanter la situation. Les arrêtés ministériels relatifs à la réforme portuaires sont foulés au pied à leurs yeux. L’Etat veut d’une chose et de son contraire, selon eux. 

Aziz IMOROU

Publié dans Société

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