Situation conflictuelle à la mairie de Porto-Novo : Moukaram Océni joue contre le renouvellement de son mandat

Publié le par L'informateur

La mairie de Porto-Novo a récemment  été sur les feux des projecteurs.  A l’affiche, c’était une cascade de limogeage. Celui du Secrétaire général Joachim  Apithy  a succédé à celui du Directeur des Affaires financières et Economique en la personne de Romain Zannou. Si le préfet  n’a rien trouvé à dire pour la nomination de Barthélémy Godonou  comme  nouveau secrétaire, il rejette la nomination de Chitou  Aziz  en qualité du Directeur des Affaires financières et économiques. Il pense que ce n’est pas orthodoxe du point de vue niveau d’instruction de l’intéressé. Un arrêté préfectoral  est d’ailleurs tombé dans ce sens pour annuler cette nomination. C’est vrai que le maire Moukaram a pris acte dudit arrêté, il n’avait d’ailleurs pas le choix. Mais il faudrait relever que l’intéressé est toujours à ce poste mais en qualité officielle d’intérimaire du poste pour lequel l’autorité préfectorale  dit qu’il n’est pas qualifié en vertu de la loi portant régime financier de la décentralisation. Est-ce qu’il faut rappeler qu’avant qu’on en arrive là, le maire Moukaram est allé défoncer le bureau du Dafe limogé pour installer de force le nouveau.  En tout cas, c’est  ce  débat de conflit lié à la guéguerre que se livrent le maire de Porto-Novo et certains de ses collaborateurs qui défraient  la chronique  dans tous les coins des rues de la ville capitale et dans la banlieue. Un limogeage ou une nomination  n’a jamais retenu  l’attention des populations de la  cité aux 3 noms.  Ce débat s’anime sérieusement et parfois avec passion dans certains milieux d’autant plus qu’en dehors du préfet,  toutes les autres  personnes concernées par ce dossier  sont membres du parti politique qui a la direction de la ville de Porto-Novo. Et c’est d’ailleurs pourquoi les positions sont tranchées. Les supporters  de Moukaram pensent que l’autorité est libre de travailler avec qui elle veut.  On retient de leur commentaire que le Dafe limogé ne permet pas au maire de travailler, il lui met les bâtons dans les roues et refusent de décaisser de l’argent pour certains des dossiers  qui lui sont chers. On entend aussi dire que  c’est la même méthode que l’ancien Dafe avait utilisé pour compliquer les choses à Dober au soir de son seul et unique mandat à la mairie de Porto-Novo.  Dans cette catégorie, on retrouve  surtout ceux qui parlent  le même dialecte que la première autorité de la ville. La deuxième  catégorie d’individus pense que le maire  va payer pour cet acte d’humiliation qu’il a fait subir  à telle personne qui  est un membre du parti du renouveau démocratique. Cette catégorie de personnes, très menaçant pensent que le président Houngbédji doit  vraiment se mettre à l’écart  de ce débat pour  que le Prd continue  de garder l’hégémonie qu’on lui connaît dans la ville capitale et les environs. Certains d’entre eux pensent que Maître Adrien Houngbédji n’aura même pas d’arguments pour arrêter leur intention de changer  de locataire à l’hôtel de la ville de Porto-Novo. Ces derniers s’appuient sur le principe d’alternance  entre goun et yoruba décrété par le patron des tchoko-tchoko pour désarmer Dober lorsqu’il  menait sa lutte de classe pour rempiler. Et c’est justement ce qui a favorisé l’arrivée de Mouka. En plus de cet argument, ils disent qu’ils ne pardonnent pas à Mouka. Ils reviennent ainsi sur le dossier de la place de l’indépendance sise à Avakpa où les maisons ont été bousillées à la veille de la commémoration  des festivités du cinquantenaire de notre pays. Ce  dossier encore pendant devant le tribunal jusqu’aujourd’hui, la place n’est jamais construite.  Même dans l’administration, le débat se fait en sourdine mais le fond sonore n’est pas en faveur de l’actuel locataire de l’hôtel de ville de Porto-Novo. C’est déjà heureux que le dernier congrès ait fait sa promotion en le propulsant  responsable des questions électorales. Peut-être que cela va l’aider à surmonter toutes ces difficultés.  Tout ceci montre que le feuilleton n’a fait que commencer et qu’il vaut mieux attendre le dernier épisode pour tirer la conclusion qui s’impose.

Geoffroy Wusa

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