Séance de travail après les malheureux événements du Stade de l’Amitié : Commissaire central et haut commandement militaire se séparent dos à dos

Publié le par L'informateur

Une réunion de crise s’est tenue dans l’après midi d’hier mardi 12 juin. Elle a eu pour cadre le quartier général de l’état major général des forces armées à Cotonou. L’ordre du jour a eu trait aux malheureux événements survenus la semaine écoulée au stade de l’amitié de Cotonou.

En effet, depuis que les militaires ont eu maille à partir avec un policer à l’entrée du stade, il n’y a plus eu  de suite. Alors que le para militaire panse ses plaies, les militaires apparemment se la coulent douce. En tout cas, la séance d’hier, entre autres objectifs, selon nos sources, devraient permettre non seulement d’élucider les conditions de la survenance du malheureux événement, mais surtout décider de la suite à donner à ce dossier. Notamment quelles corrections à infliger aux éléments fautifs de l’armée. Mais c’est justement à ce niveau que le problème s’est posé.

Selon nos sources d’informations, la plupart des hauts gradés de l’armée présents à la séance d’hier s’opposent à toute sanction à l’endroit des militaires. Il ne serait pas question d’engager la procédure judiciaire pouvant les conduire devant le procureur de la République. Ce qui n’est pas du goût des policiers, notamment du commissaire central de Cotonou. Et c’est le lieu de dire que ce dernier n’était pas allé par quatre chemins pour dénoncer les militaires après l’incident. Selon nos sources, le commissaire Louis Philippe Houndégnon hier est resté dans la même logique. Il faut que la procédure judicaire soit suivie pour situer les responsabilités. Face à l’insistance des éléments de la police nationale, le ton est monté du côté des hauts gradés. Il y a eu des échanges houleux de part et d’autre. Les patrons de la sécurité et de la défense se sont proféré des menaces. Pour finir, la séance s’est terminée à queue de poisson.

La tension entre policiers et militaires reste perceptible. Vivement que le ministre de la défense intervienne pour  faire ramener la balle à terre.

Dans la nuit du jeudi 07 juin 2012, les militaires en faction au niveau de l’entrée principale du stade de l’amitié de Kouhounou dans le cadre du championnat africain d’athlétisme ont passé à tabac un policier qui était venu au poste. Faut-il le rappeler, ce sont les policiers qui assuraient la garde à l’entrée du stade. Mais pour  assurer la sécurité des athlètes, le ministère des sports a recouru aux militaires. Mais la coordination entre les deux forces a certainement été mal ficelée.

Le chef de l’Etat en même temps ministre de la défense nationale est appelé à la rescousse.

F. Kpochémè

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