Sauvetage de l’année scolaire 2011-2012 : Le peuple retient son souffle (La semaine de tous les dangers)

Publié le par L'informateur

Et de huit, pour le nombre de semaine qu’est en train de durer la grève des enseignants. Et rien ne pointe à l’horizon, sinon que le désespoir d’un peuple languissant sous le choc du désœuvrement de sa plus fine jeunesse. Hier  dimanche encore très tard rien ne laissait poindre à l’horizon un quelconque bout du tunnel. Et pourtant on aura dit avoir tout essayé. Chaque partie s’avoue décidée et engagée à la résolution rapide et efficiente de cette crise dans le secteur de l’éducation nationale. Mais à l’heure où les observateurs ne donnent que l’espace d’une semaine au Bénin pour la reprise des cours ou le spectre de l’année blanche,  les acteurs s’entredéchirent encore autour de questions d’interprétation de textes. C’est hélas le spectacle auquel le peuple doit se soumettre sans armes ni réactions. Et ces derniers 7 jours donneront quoi ? C’est bien la question  que chaque Béninois se pose. Et dans le doute de se donner une réponse juste ou du moins satisfaisante, le peuple retient son souffle.

Dans cette attente sans précision et espoir, les yeux sont tournés vers le gouvernement et les syndicats. Plus d’initiative si non des débats évasifs et sans vrai contenu. Dans un communiqué passé à tue-tête, la présidence invite pratiquement toute la nation au palais du peuple de la présidence pour ce jour. Peut-être y trouvera-t-on la solution ! Faire venir de tous les départements du pays des représentants pour dire quoi ? Nul ne le sait. Dépenser encore des millions du contribuable, « ils ont l’autorité des décisions, pourvu que ça marche » se plaignait un honnête citoyen. Tout le monde semble avoir été invité. Syndicalistes, préfets, parents d’élèves, conseillers municipaux, chefs de villages, tout le gradin national !

Que la montagne accouche d’un taureau, est-on tenté de réclamer souverainement de Boni Yayi et ses amis syndicalistes qu’il proclame tant aimer.

Claude ALOFA

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