Sauvetage de l’année académique 2011-2012 : Des faits et propos qui inquiètent (Deux semaines de grève encore, puis une année blanche)

Publié le par L'informateur

La journée d’hier a été une fois encore très active dans l’enseignement et dans la crise qui secoue ce secteur. Plusieurs assemblées générales dont la plus réactive est celle tenue par les enseignants du septentrion à Parakou. Pour une assemblée générale c’en était vraiment une. Un établissement qui a vu trois salles de classe réunies en une ; une salle surchauffée et des enseignants décidés, c’est l’ambiance qui a régné lors de cette assemblée générale. Ce dont présageait cette assemblée générale n’a pas tardé à s’actualiser. Des voix se sont élevées très tôt pour dire que rien ne doit être fait si non que de continuer la grève. Ces voix ne comprennent pas vraiment les derniers propos du premier ministre et le communiqué du conseil des ministres du vendredi 24 février 2012 par rapport à la crise qui secoue l’enseignement et par rapport à ce que le gouvernement entend faire pour obliger les enseignants à reprendre les cours.

En effet le conseil des ministres réuni en séance ordinaire le mercredi 22 février 2012 a décidé entre autres que « … le ministre des Enseignements maternel et primaire et le ministre de l'Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la reconversion et de l'insertion des Jeunes ont été instruits pour procéder à l'établissement quotidien de la liste des enseignants grévistes, en vue des retenues à opérer sur leurs salaires à compter de la solde de fin mars 2012.

Des instructions ont été également données au ministre de l'Economie et des Finances pour procéder auxdites retenues sur salaire… ». Mieux les enseignants à l’assemblée générale ont fustigé les propos du premier ministre qui dans une interview télévisée a nié que le décret de 2011 accordant l’augmentation de 25% sur les salaires des fonctionnaires de l’Etat concernait le corps enseignant.

Au terme de l’assemblée générale, les enseignants ont décidé purement et simplement que la motion de grève passe désormais de 72 heures à 96 heures et ce à partir de lundi. De même ils ont tenu à rappeler que si la grève continuait encore pour 2 semaines l’année serait invalidée puis pourrait être déclarée blanche. Ils disent tenir le gouvernement comme seul responsable des conséquences qui surviendraient de la situation de blocage qui s’observe dans le secteur de l’enseignement.

Mais jusqu’où pourront-ils aller ? Le gouvernement a quelle marge de manœuvre dans la présente situation ? Que chacun joue son vatout afin que l’école béninoise soit sauvée.

Claude ALOFA

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