Revalorisation de la prime de risque : Les paramédicaux probablement satisfaits en janvier

Publié le par L'informateur

L’une des choses que réclament les paramédicaux est la revalorisation de leur  prime de risque. Cette doléance constitue même la toile de fond de leurs revendications. Elle fait partie des quatre points  de revendications à l’origine de la grève sans service minimum observée actuellement dans le secteur de la santé. Si les choses allaient comme cela se doit, la prime de risque du personnel paramédical pourrait être revue à la hausse dès le mois de janvier 2011. C’est l’une des conclusions issues de la séance de négociations que le gouvernement a eue ce lundi avec les syndicats de la santé. Selon cette conclusion, à l’instar des médecins, les paramédicaux verront  désormais leurs primes de risque revalorisées. Le gouvernement entend corriger l’écart qui existe  entre le personnel médecin et paramédical au sujet de  l’octroi de la prime de risque. Et attendant l’approbation du président de la République, le mois de janvier 2011 serait retenu pour la correction de cette disparité. ‘’… Avec les membres du gouvernement présidé par le ministre d’Etat Pascal Iréné Koupaki, nous avons échangé ce lundi par rapport aux quatre points de revendications contenues dans notre motion. C’était en présence des responsables des centrales syndicales. Par rapport au 1er point, actuellement nous sommes entrain de retenir qu’à partir de janvier 2011, la prime de risque sera revue à la hausse pour le personnel paramédical. En dehors de ça, nous avons demandé que la date d’effet de cette prime soit juillet 2008 puisque c’est en ce moment qu’on a relevé pour le personnel médical. C’est depuis ce moment que nous avons commencé par manifester.  Le ministre d’Etat a dit qu’il a pris acte qu’il va rendre compte au Chef de l’Etat. Il ne pouvait pas trancher surplace  pour dire que la prime est accordée définitivement et que nous l’aurons en 2011…’’, a clarifié Soulé Salako, 1er vice Coordonnateur du Fuoss.

‘’…La prime de risque a été relevée à la hausse pour une catégorie de personnel de la santé. A la suite de ce relèvement de la prime de risque, nous avons haussé le ton. Le chef de l’Etat le président de la République nous a reçus  en audience. Il nous a demandé de lui donner deux mois, pour  régler cette question.  Il  a confié le dossier au comité paritaire. Deux mois  voire trois mois se sont écoulés. Le comité paritaire a fait des propositions qu’il a déposées.  Un an et deux ans après,  il n’y a pas eu de suite. Mais on n’est pas resté sans le lui rappeler. La preuve c’est qu’en février dernier, il nous a reçus à nouveau et on a reposé le problème et il a dit qu’il va  le régler. Nous avons échangé des courriers également par rapport à ce dossier là. Mais il s’est fait que jusqu’aujourd’hui, nous sommes toujours à l’étape on va le faire.  A un moment donné,  nous avons dit que dans ce pays tant qu’on n’hausse pas le ton, les problèmes ne se règlent pas. Nous avons commencé par avertir d’abord. Nous avons écrit au ministre d’Etat Koupaki. Nous avons fait une sortie médiatique. Ensuite nous avons fait un sit-in.  Ce n’est qu’après tout ça que nous sommes passés au mouvement de grève parce que du  jour où nous avons écrit la lettre jusqu’au jour nous avons fait le sit-in, nous n’avons pas reçu des réactions favorables des autorités. On était tous à 6 000 francs Cfa  comme prime de risque. Il y a eu des négociations qui voulaient qu’on relève cette prime pour tout le monde. A un moment donné,  on a mis les médecins à part et  les paramédicaux à part.  Les médecins ont pris les 100 000 dont on parle et on a laissé tomber les paramédicaux.  Quand nous avons posé le problème, les autorités ont reconnu que nous courons les mêmes risques…’’, a ajouté Soulé Salako. 

Parfait BOCO

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