Rencontre gouvernement-syndicat : Le gouvernement renvoie les négociations sine die

Publié le par L'informateur

L’exécutif béninois s’est entendu pour rencontrer les syndicalistes le premier mars 2012 dernier à l’Infosec de Cotonou. Contre toute attente les représentants de l’Etat ont fait faux bond aux syndicalistes qui s’étaient rendus au lieu de rendez-vous. La seule explication donnée aux syndicalistes était que le gouvernement  renvoyait sine die les négociations avec les grévistes. Il n’en fallait pas plus pour que ces derniers crient à la manipulation. En effet, pour Paul Issè Iko et ses camarades : «  le gouvernement veut les contourner pour soulever les populations contre eux. »

A peu de chose près, le camarade Paul Issè Iko n’est pas loin de la réalité.  A plus forte raison, le conseil des ministres du lendemain a ordonné une tournée gouvernementale explicative avec les populations. Outre ce fait, l’exécutif béninois a ordonné la défalcation et la radiation en  cas de grève des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire. Toute disposition qui augure de la radicalisation de la position de l’exécutif béninois. Plus encore, le gouvernement n’entend pas céder aux revendications des enseignants. Qui estime-t-il en demandent un peu trop vu la situation économique.

Alors, la situation est  à ce point. La semaine qui commence détient la réponse du bras de fer qui à cours entre le gouvernement et les syndicalistes. Puis que les deux parties n’entendent point céder à la pression de l’autre. Les syndicalistes entendent passer de 76 heures à 96 heures dès cette semaine. Soit quatre jours de grève sur cinq. Alors que le gouvernement agite l’exclusion et la radiation de la fonction publique des agents grévistes. Dans le même temps, le gouvernement prend les dispositions pour sécuriser les agents qui braveront le mot d’ordre et feront les cours.

En choisissant de braver le mouvement syndical, le gouvernement entend casser le mouvement syndical. Mais seulement cette posture est loin d’être un palliatif pour le présent problème.

Oswald DOSSEY

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