Remplacement des élus communaux promus à des postes de responsabilité : Allada et Abomey-Calavi traînent les pas

Publié le par L'informateur

 Au lendemain des élections législatives et présidentielles de mars et avril derniers, quatre conseils communaux ont été réellement touchés par les nominations et autres promotions subséquentes à ces scrutins. Il s’agit des communes de Banikoara, d’Abomey, d’Allada et d’Abomey-Calavi. Si on doit se permettre un petit bilan plus d’un mois après ces bouleversements politiques, on se rend compte que Banikoara a été la toute première commune à pourvoir au poste de maire devenu vacant suite à la nomination de Sabaï Katé pour gérer le portefeuille de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche dans le 1er gouvernement de Yayi II.

Dans cette dynamique de reconstitution des équipes dirigeantes des communes touchées par les mutations, Banikoara a été rattrapée par la cité historique d’Abomey. Depuis mardi dernier, le remplaçant de Blaise Ahanhanzo-Glèlè promu ministre de l’environnement, de l’habitat et de l’urbanisme est connu. Son nom, Alain Fortuné Nouatin. C’est lui qui prend les destinées de la commune d’Abomey pour le reste du quinquennat communal. Mais dans les communes d’Allada et d’Abomey-Calavi, la situation n’est pas la même. Ces deux villes du département de l’Atlantique continuent de traîner les pas par rapport au remplacement de Lucien Houngnibo et de Placide Azandé, respectivement élu député à l’Assemblée nationale et nommé Préfet de l’Atlantique-Littoral. Evidemment, le contexte politique n’est pas le même dans ces deux communes. A Allada, la commune est sujette à une crise interne vieille de deux ans maintenant. On croyait que le départ de l’ex-maire Houngnibo à l’hémicycle va mettre fin à cette crise. Mais rien n’y fit.  On en est encore aux décisions arbitraires incitant parfois l’autorité de tutelle  à taper du poing sur la table. A Abomey-Calavi, la situation est tout aussi particulière.

En effet, la nomination de Placide Azandé coïncide fort heureusement pour lui avec la décision de la Cour suprême remettant son siège et celui du conseiller et Chef d’arrondissement de Hêvié, Aimé Hounkpè en jeu. Les élections doivent être reprises dans cet arrondissement. Ainsi donc, le remplacement du Préfet Azandé alors premier adjoint au maire de la commune d’Abomey-Calavi n’est toujours pas effectif. Nombre d’observateurs de la scène politique nationale se demandent si l’effectivité de cette importante succession est subordonnée à la reprise des élections conformément à la décision des magistrats de la Cour suprême. En tout cas, force est de constater que, contrairement aux communes de Banikoara et d’Abomey qui se sont adaptées aux nouvelles donnes induites par les nominations et les élections au poste de député, leurs homologues d’Allada et d’Abomey-Calavi sembent ne pas être pressées pour se faire. Au grand dam du développement des communes puisque, ce qui focalise depuis peu l’attention, ce n’est point les défis à relever, mais les tractations pour gagner le jackpot.

 

Ignace SOGLO

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article