Remplacement des agents de la santé par les appelés : Réponse énergique des grévistes à Yayi et Takpara hier

Publié le par L'informateur

Yayi, Takpara. Ces deux noms étaient présents sur les lèvres hier, lundi 29 novembre 2010, lors du sit-in organisé par le Front uni des organisations syndicales de la santé (Fuoss), pour dénoncer l’attitude  du gouvernement dans la gestion de la crise qui secoue l’appareil sanitaire. A l’occasion  de leur  mouvement de protestation  au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga  (Cnhu-Hkm) à Cotonou, les agents de santé s’en sont pris  hier au Chef de l’Etat et à son ministre en charge de la santé. Pour eux, la crise qui se généralise peu à peu dans le secteur de la santé est due en grande partie à ces autorités qui ne font pas de grands efforts pour sauver les meubles. On parle du déversement des appelés au Service militaire d’intérêt national (Smin)  dans les hôpitaux à Abomey-Calavi  pour remplacer les agents de santé grévistes. Une attitude orchestrée au sommet de l’Etat  qui n’augure pas d’un bon dénouement de la crise en cours dans le secteur de la santé. Pour les membres du Fuoss, aucune tentative d’intimidation de la part du gouvernement ne pourrait les amener à surseoir à leur mouvement. ‘’…Nous avons dit que  c’est la satisfaction des quatre points de revendications qui va nous empêcher de manifester ce jour.  Mais jusque-là,  aucun point n’est  acquis.  Aucun acquis n’est capitalisé. Donc le mouvement a lieu. Mais  pas seulement aujourd’hui. Tout  dépendra de ce qui va se passer à 11 heures,  pour qu’on n’assiste pas  les jours à venir à des manifestations publiques, pour voir la paralysie totale du système sanitaire…’’, a indiqué Vincent Ehoulé, membre du Fuoss.

Pour un autre agent de la santé membre du Fuoss, il n’est pas question de faire marche-arrière, tant que le gouvernement n’aurait pas entamé des négociations franches avec les professionnels de la santé. ‘’Pour le moment, nous ne pensons pas faire marche arrière. C’est une revendication qui est légitime et sur la légitimité de cette revendication, on doit manifester et crier notre ras-le-bol’’.

Somme toute, Boni Yayi et Issifou Takpara ont eu pour leurs comptes hier, à l’occasion  du sit-in organisé par le Front uni des organisations syndicales de la santé,  pour dénoncer l’attitude  du gouvernement dans la gestion de la crise qui secoue le secteur de la santé.

Parfait BOCO

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