Remaniement technique : Marie Elise Gbèdo hérite de la délicate porte-parole

Publié le par L'informateur

Le chef de l’Etat a procédé, lundi 11 juin, à un remaniement technique de son équipe gouvernementale. Cumulativement à ses charges, le ministre de la justice Marie Elise Gbèdo est nommé le porte-parole du gouvernement. Un poste délicat qui risque de peser sur elle.

Marie Elise Gbèdo peut-elle jouer bien le rôle du porte-parole du gouvernement ? Comme une mission  difficile, c’en est une !

Un porte porte-parole d’un gouvernement n’est pas toujours bien vu. Il est appelé à défendre l’appareil gouvernemental. Même si le gouvernement fait quelque chose de mal, le porte-parole doit trouver les mots justes pour camoufler le mal. Ce qui n’est pas  aisé.

En dehors de l’ex-ministre de la communication Gaston Zossou au temps  de Mathieu Kérékou, les autres qui ont  essayé à la chose n’ont pas réussi outre mesure la mission à eux assignée. Sous le régime Boni Yayi, les ministres Victor Topanou, Alexandre Hountondji, Gérard Kuassi et Candide Azannaï  en savent quelque chose. 

Malgré leur verve à défendre le gouvernement et à lancer des piques acides à l’opposition, Victor Topanou, Alexandre Hountondji, Gérard Kuassi et Candide Azannaï  n’ont pas duré à ce poste délicat. Ils sont partis, en tout cas, comme ils sont venus.

Mais le président de la République confie  une telle mission au garde des sceaux Marie Elise Gbèdo. Il est vrai que l’ancien ministre du commerce de Mathieu Kérékou a  la verve qu’il faut en la matière. Mais il est aussi vrai qu’il ne suffit pas d’avoir la verve pour bien porter la parole.  

Là, Marie Elise Gbèdo a du pain sur la planche. Le ministre de la justice est attendu sur les négociations gouvernement-centrales syndicales au sujet du point indiciaire, les grèves des travailleurs des ministères et bien d’autres faits saillants. Tout compte fait, la mission de Marie Elise Gbèdo n’est pas une sinécure.

Aziz IMOROU

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