Refus de signer le procès-verbal de l’élection du maire d’Allada : Le Préfet Azandé doit mettre fin à la pagaille des mauvais perdants

Publié le par L'informateur

Le fair-play a déserté le forum au sein du camp qui a perdu la bataille de l’élection du nouveau maire d’Allada. En dépit de l’appel à l’union autour du développement de cette commune lancé par le nouveau patron des lieux Cyprien Togni, certains conseillers reconnus pour leur ancrage dans le camp de l’ex-maire Lucien Houngnibo, continuent de jouer aux mauvais perdants. N’ayant certainement pas digéré leur échec, Mathias Djigla et François Vinando, respectivement Chef d’arrondissement de Togoudo et suppléant donc remplaçant du député Houngnibo au sein du conseil communal, ont refusé de signer le procès-verbal ayant sanctionné l’élection du nouveau maire d’Allada. Sans raison valable, ils ont pensé bloquer le processus administratif relatif au vote en refusant d’apposer leur signature sur le procès-verbal. Ces agissements sont ni plus ni moins de la pagaille que l’autorité de tutelle est appelée à décourager au plus tôt. Placide Azandé doit rappeler à l’ordre ces conseillers qui ont délibérément choisi de ne pas assumer leur échec ; du moins, l’échec de leur candidat Wilfried  Gbétchédji. Le Préfet Azandé doit taper du poing sur la table pour deux raisons fondamentales :

Primo, c’est sous sa supervision que l’élection de Cyprien Togni a eu lieu. Placide Azandé, conformément à la loi, a observé, sans parti pris, le processus du début jusqu’à la fin. On ne peut donc prévaloir d’aucune irrégularité pour justifier cette « fuite de responsabilité » affichée par les deux conseillers cités supra. Le Préfet n’a pas délégué quelqu’un pour le représenter mercredi dernier à Allada. Tout s’est passé devant lui. Et aucun subterfuge ne peut convaincre de l’acte de sabotage orchestré par ces deux conseillers de l’aile Houngnibo.

Secundo, lesdits conseillers ont émargé tous deux la liste de présence de cette session extraordinaire du conseil communal. Mais surpris par le résultat du vote, ils ont voulu semer du bordel en refusant de signer le procès-verbal de l’élection du maire.

Face à cette situation, le camp d’en face a commis un huissier pour constater la comique défection des deux conseillers.   Il revient au Préfet Placide Azandé qui a déjà marqué sa volonté de remettre les choses dans l’ordre dans la cité historique d’Adjahouto, de siffler la fin de la récréation. Il doit prendre ses responsabilités par rapport à ce manquement grave à son autorité et à l’autorité du conseil communal. Le Préfet doit leur rappeler qu’en matière d’élection, il y a toujours un gagnant et un perdant et que le ciel ne tombera pas sur eux d’accepter avec fair-play et sourire aux lèvres leur défaite. 

Ignace SOGLO

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