Refondation : Me Djogbénou dénonce les réformes

Publié le par L'informateur

Me Joseph Djogbénou n’a pas vu, hier sur Canal 3 Bénin, d’un bon œil la manière dont les réformes sont conduites à l’étape actuelle.

« Il faut une cohésion générale dans les réformes. Mais dans toute la structuration de la loi, il manque une cohésion. Il manque une cohésion générale dans les réformes », a déclaré Joseph Djogbénou.

Ce membre influent de la société civile ne comprend pas comment le chef de l’Etat peut s’offrir en spectacle au port. L’invité de Canal 3 Bénin fait allusion à la descente musclée de Boni Yayi au port où il a sorti 300 camions au nom du désengorgement du secteur portuaire. « On n’a pas besoin de cette exposition  spectaculaire », s’indigne-t-il sans ambages.

Selon lui, Boni Yayi  incarne une institution de la république, de surcroît l’exécutif. Il n’est pas question pour le chef de l’Etat d’être partout et en tout lieu. Sinon, le président de la République  risque de mettre l’autorité de l’Etat à terre. Joseph Djogbénou demande au chef du gouvernement de donner les instructions à ses collaborateurs qui sont appelés à les exécuter.

Le vote de la loi sur la grève des douaniers est une entorse à la liberté syndicale, aux yeux de l’homme de la société civile.  « Nous assistons à une phase de restriction des libertés », relève-t-il. La loi anti-corruption est une loi liberticide, selon lui. Il a expliqué qu’on n’a pas besoin d’une loi pour changer soi-même. Les parents n’ont pas besoin d’une loi pour interdire la tricherie à leurs enfants à l’école. Mais cette loi est un cahier de charge que le Bénin a rempli. Peu importe l’avenir de la loi anti-corruption.

Me Djogbénou  s’insurge contre les marches et autres actions de soutien à l’homme de la refondation.  « Le Bénin est dans une phase de campagne électorale continue », dénonce-t-il. Il a fait savoir que le chef de l’Etat n’a pas encore l’accord des populations dans la mise en œuvre de ses réformes. Ces actions médiatiques visent à agir sur l’opinion, estime-t-il.

Concernant cette campagne précoce déguisée, Joseph Djogbénou parle de « la protection des intérêts ». Les commanditaires ou les exécutants sont en train de sauvegarder leurs intérêts d’une manière ou d’une autre, à en croire l’homme de la société civile.

Aziz IMOROU

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