Recrutement de policiers pour l’Onu : Des réactions d’éclaircissement sur le dossier

Publié le par L'informateur

Dans l’article intitulé « Un test de recrutement sur fonds de tripatouillage » dans notre livraison d’hier, nous avons enregistré quelques réactions non moins importantes. Elles proviennent notamment de quelques policiers béninois proches de l’organisation du test de recrutement, qui, sans contredire les informations contenues dans la publication, ont néanmoins exposé les raisons qui ont conduit à ces repêchages.

D’abord, la question du repêchage des femmes. La plupart de ceux qui ont réagi ont expliqué qu’il s’agit d’un principe cher aux Nations unies. « D’ailleurs, cela a été clairement mentionné dans la correspondance organisant le test : les candidatures féminines sont à encourager ». Nos interlocuteurs expliquent que malgré la bonne volonté du trio ayant eu en charge le recrutement, seuls 12 femmes ont été retenues sur les 19 ayant régulièrement subi la compétition.  

Pour ce qui est des commissaires et officiers rattachés, les policiers qui nous ont joint ont défendu que l’Onu même autorise que des candidats soient repêchés.  Ceci, en tenant compte des performances des recalés, ainsi que de leurs grades. Ce dernier critère répondrait aux nécessités de la réforme du secteur sécuritaire au niveau des missions onusiennes.

Ainsi donc, à en croire nos interlocuteurs, ce sont ces critiques qui ont permis de repêcher quelques béninois au cours du test de recrutement de policiers et gendarmes béninois à l’Onu. Lequel s’est clôturé ce mercredi avec moins de 110 retenus sur plus de 600 en lice. « On ne peut racheter tout le monde. Malgré la bonne volonté des organisateurs, une bonne moisson n’a pas été enregistrée au Bénin. Et on aurait eu juste 50 retenus pour le Bénin s’il n’y avait pas eu des repêchés ». Dans tous les cas, il est constant que le chef de mission a le pouvoir discrétionnaire pour repêcher des recalés, sans oublier que l’expérience compte aussi en la matière. Ce qui signifie que dans le rang des éliminés, celui qui a déjà fait la mission une fois a plus la chance que l’inexpérimenté.

Seulement, nos interlocuteurs n’arrivent pas à répondre à la question de savoir pourquoi les conditions de repêchage n’avaient pas été clairement signifiées avant le début de la compétition pour que tout le monde soit fixé.

Si on ne doit s’en tenir qu’aux méritants, seuls 50 seront sélectionnés. Pas plus. Mais au finish, il y a eu 109 retenus, mais pas 109 méritants. Et pleins de recalés ne comprennent dans quelles conditions les repêchages ont été faits.

Mais désormais, ils en savent certainement un peu plus.

F. Kpochémè

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