Réclamation des 25% sur salaire : «Le débiteur ne crie pas sur le créancier», dixit Issè Iko

Publié le par L'informateur

Le gouvernement n’a pas de répit.  Les enseignants ont relancé, hier,  une nouvelle grève de 96 heures à la bourse du travail.

« Le débiteur ne crie pas sur le créancier. Le gouvernement n’a pas le droit de crier sur les enseignants. La grève de 96 heures est reconduite pour le compte de cette semaine. », a déclaré Paul Issè Iko. Le Sg/Cstb a appellé tous les enseignants à se joindre à lui pour la réussite  du mouvement de débrayage de cette septième semaine de crise dans le secteur éducatif.

La stratégie du gouvernement de vilipender les enseignants  est vouée à l’échec. Selon le bras droit de Gaston Azoua, aucun débiteur n’a le droit de ridiculiser son créancier. Le premier a intérêt de supplier le second. Même si le débiteur n’est pas encore rentré en possession des créances, il doit trouver les mots justes pour calmer le créancier. Mais le régime fait le contraire.

Le pouvoir Boni Yayi (débiteur) ne cesse de « bafouer » les enseignants (créanciers) à travers des tournées dans tout le pays. Les émissaires du président de la République ont valorisé et survalorisé le gouvernement. Ils ont mis l’accent sur les efforts des autorités au sommet de l’Etat dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des hommes de la craie. En donnant raison au régime, les ministres et les proches du chef de l’Etat  clouent au pilori les éducateurs.

Suite à ces tournées ministérielles d’échec, certains ministres sont allés sur les plateaux de la télévision nationale pour le même exercice. Lequel exercice a eu lieu dans toutes les langues populaires du pays. Les éducateurs sont les cibles des « défenseurs » de la refondation.

En dépit des menaces et des attaques, les grévistes tiennent bon.  Le haut conseil des syndicats entend aller jusqu’au bout de ses revendications. Cela fait sept semaines de débrayage dans le secteur éducatif béninois. Les éducateurs réclament 25%  sur salaire  accordés à tous les agents de l’Etat dans un décret.  Nul ne peut prétendre connaître l’épilogue du bras de fer entre le  gouvernement et les enseignants. Chaque camp reste campé sur sa position.

La marche à reculons du gouvernement et l’intransigeance des grévistes ne promettent pas un dénouement heureux de la crise éducative. Le système éducatif béninois est entre la validation et l’invalidation de l’année scolaire 2011-2012.

Aziz IMOROU

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