Raouf Affagnon à propos de la supposée rencontre entre pouvoir publics et syndicats : Le gouvernement a cédé sa chaise au CNE, au CES et au HCGC

Publié le par L'informateur

Mardi dernier, le Conseil national de l’éducation (CNE), le Conseil économique et social (CES) et du Haut commissariat pour la gouvernance concertée (HCGC) ont invité les syndicats de l’enseignement à une négociation. Aucun membre du gouvernement n’était présent.

Les centrales syndicales de l’éducation, les syndicats et les associations professionnelles de ce secteur ont été convoqués à une rencontre avec les pouvoirs publics lundi 20 février. Et parlant de pouvoirs publics il ne s’agissait que du Conseil national de l’éducation (CNE), le Conseil économique et social (CES) et du Haut commissariat pour la gouvernance concertée (HCGC). Grosse déception pour les syndicalistes qui espéraient que le gouvernement les appellerait afin que les cours reprennent vite. C’est du moins ce que Raouf Affagnon, secrétaire du front des trois ordres de l’enseignement, nous a laissé entendre au téléphone lundi soir.

En effet cinq semaines après la grève de 72 heures avec tacite reconduction lancée dans les enseignements maternel, primaire et secondaire, le gouvernement du docteur Boni Yayi n’a pas réagi. Ni officiellement ni officieusement, aucun son de cloche n’a retenti du côté du président de la République et de ses ministres. Et à leur suite, le médiateur de la République, le professeur Albert Tévoédjrè, n’a pas non plus fait signe de vie. Chacun y va de tous les commentaires. La question reste la même, pourquoi Boni Yayi et ses ministres s’interdisent d’inviter les syndicalistes à la table de négociation ? Seuls les pouvoirs publics seront en mesure de répondre à cette question.

Mais cela étant, c’est de gaieté de cœur que les enseignants avaient espéré que l’invitation qui leur a été transmise par le CNE pouvait être un truchement par lequel le gouvernement prendrait langue avec eux ; hélas, non! Boni Yayi, Pascal Irénée Koupaki et Mathys Adidjanatou ont purement et simplement cédé leur fauteuil au CNE, au CES et à l’instance de la gouvernance concertée. Ils sont donc déçus, les enseignants. Alors à quoi risque-t-on d’assister les prochains jours ?

Claude ALOFA

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