Questions orales au gouvernement : Yayi s’en prend à Nicaise Fagnon

Publié le par L'informateur

Les questions orales posées par la représentation nationale au gouvernement se sont pas du goût  du chef de l’Etat. Lors d’une descente le mercredi dernier à Dassa-Zoumé, Boni Yayi en a dit des vertes et des pas mûres à propos du député Nicaise Fagnon qu’il accuse apparemment d’être l’auteur de ces questions.

« Nicaise Fagnon, c’est un petit que j’ai gardé. Je l’ai fabriqué. Vous avez voté pour lui pour qu’il soit député à cause de moi. Maintenant qu’il est allé au Parlement, il s’allie à mes opposants pour dire question N°1, question N°2. Est-ce ce que ce que vous lui avez demandé de faire ? Les portes de mon bureau lui sont aujourd’hui fermées et c’est par André Okounlola qu’il passe maintenant pour me voir », a lâché Boni Yayi aux populations de Dassa-Zoumè.

Au fait, la scène se déroulait à Dassa-Zoumè lors d’une descente du chef de l’Etat. La population massivement rassemblée, avec à sa tête le député Nicaise Fagnon, natif de la localité, est venue pour accueillir le président de la république. C’est alors que Boni Yayi, prend ces populations à témoin, fixe Nicaise Fagnon droit dans les yeux et dit ses quatre vérités à son ancien collaborateur. « Chères populations de Dassa-Zoumè, le pouvoir que vous lui avez donné c’est pour m’insulter ?…..tu ne peux pas prendre de l’argent pour insulter ton grand frère », a déclaré le chef de l’Etat. Et le docteur Boni Yayi ne s’est pas arrêté là. Il promet rendre à Nicaise Fagnon la monnaie de sa pièce. En s’adressant aux populations, le chef de l’Etat a fait comprendre que Nicaise Fagnon n’est plus l’homme capable de répondre à leurs aspirations. Ainsi, il promet leur indiquer au moment venu celui à qui elles pourront désormais accorder leurs suffrages. Sur ces mêmes lieux, Boni Yayi a demandé aux populations de Dassa-Zoumé de tirer les oreilles à son « Petit ».

Rappelons que pour certaines populations de Dassa-Zoumé, ces propos du chef de l’Etat sont une réaction de la haute autorité aux déclarations du député qui faisait croire qu’il avait déjà conseillé au chef de l’Etat de rompre avec l’homme d’affaire Patrice Talon pendant qu’il était directeur de la Sonapra.

Constant ADJAHOUNGBA

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