Question orale avec débats au gouvernement sur les ressources du projet Éducation 4 : 12 députés demandent la lumière sur un flou de 14 milliards

Publié le par L'informateur

Le gouvernement doit se présenter devant la représentation nationale très prochainement pour éclairer les députés sur  les ressources du projet Education 4 de la Banque Africaine de Développement. Le flou remonte au résultat d’une mission effectuée par la Banque Africaine de développement. En effet l’aide-mémoire  de cette mission effectuée du 15 au 29 avril 2009 révèle des irrégularités dans le pilotage de ce projet. Suite à cela, certaines recommandations avaient été faites pour corriger les choses. Mais ces recommandations n’ont jamais été mises en application par le gouvernement.

La conséquence directe de ce comportement est la fermeture de ce projet le 31 décembre 2009. Des 16 milliards, coût global du projet, 2 milliards ont été utilisés pour les frais des études et de  fonctionnement du projet. Le solde d’environ  14 milliards devrait servir à la réalisation des  travaux de l’acquisition des équipements.  Ceci a été reprécisé au cours des débats  budgétaires de décembre 2010 par le ministre  d’Etat chargé de la prospective et du développement et son collègue des Enseignements secondaire de la formation technique et professionnelle. Ils disaient à cet  effet qu’une fois rétrocédées, ces ressources  seront utilisées sous forme de budget complémentaire à la réalisation   des infrastructures et équipement  du  Lycée technique professionnel industriel et tertiaire de Lokossa (Ltpit) à Houi, du  Collège d’Enseignement Technique Agricole (Ceta) de Djougou à Bariénou du Collège d’Enseignement Technique Agricole (Ceta) de Savalou à Kpataba  ainsi que les autres infrastructures prévues. Force est de constater que jusqu’à nos jours  les populations espèrent toujours ces différentes réalisations projetées. Et cela suscite des interrogations. C’est ce que fait le député Tchocodo Gabriel. Il s’associe à 11 autres de ses collègues toutes tendances confondues pour interpeller le gouvernement qui sera expressément invité à répondre à un certain nombre de questions liées à ce dossier. En tout cas le secrétariat administratif a enregistré le vendredi 09 décembre dernier un courrier dans ce sens et on espère que le gouvernement essaiera de satisfaire cette curiosité de la représentation nationale.

Geoffroy Wusa

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