Propreté de la ville de Cotonou à l’occasion du 1er août : Pari gagné pour la Mairie

Publié le par L'informateur

La ville de Cotonou a fait sa plus belle toilette pour accueillir les manifestations officielles de la célébration de la fête du 1er août 2012. C’est le constat qu’il est aisé de faire à travers un coup d’œil circulaire dans la métropole.

Ce n’était pas gagné d’avance lorsqu’on sait que la décision d’organiser à Cotonou les manifestations officielles de la fête nationale, est intervenue peu de jours avant la célébration. Un défi venait ainsi d’être lancé à Léhady Vinagnon SOGLO, Premier Adjoint au Maire de la Ville et à ses équipes. Et c’est évident que pour cette activité de nettoyage, il y aurait peu de ressources financières, le gouvernement ayant opté à juste titre pour une fête sobre. Mais Léhady Vinagnon SOGLO et les siens ont à cette occasion, prouvé que rendre Cotonou propre n’est pas impossible. Les prestataires de service dans le domaine de la salubrité ont été déployés sur toute l’étendue du territoire de la ville de Cotonou. Au bout d’une dizaine de jours, Cotonou a changé de visage et est redevenu propre comme un sous neuf. Cela rappelle l’état de propreté de la ville de Cotonou à l’arrivée du Pape en novembre 2011.

La cause de l’insalubrité chronique de la capitale économique du Bénin n’est alors pas le fait de l’incapacité des autorités municipales. C’est d’abord un problème de moyens financiers. C’est clair maintenant que le budget dont dispose la municipalité à cet effet est insuffisant. Et c’est donc indispensable que l’Etat Central lui vienne en appui.

En la matière, les exemples foisonnent. A Dakar, l’Etat sénégalais contribue au nettoyage de la ville à concurrence de dix milliards, l’équivalent du budget général annuel de la Mairie de Cotonou. Au Cameroun, l’Etat central contribue à près de 80% aux charges financières de nettoyage de ses villes, notamment Douala et Yaoundé.

Les autorités de la Ville de Cotonou doivent profiter de leur cadre de concertation avec l’Etat central pour trouver, s’agissant du nettoyage de la ville de Cotonou, un consensus inspiré des exemples Sénégalais et Camerounais.

Aussi, les indélicats qui « souillent » la ville en déposant des ordures sur les terre pleins centraux doivent-ils cesser et s’abonner aux ONG de précollecte d’ordures. Tout cela fera de la ville de Cotonou, la vitrine du Bénin et une destination touristique privilégiée.

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