Promesse de 3 mois de salaires aux appelés pour remplacer les grévistes : Le gouvernement encourage la grève dans les hôpitaux

Publié le par L'informateur

Pour contrer le mouvement en cours dans le secteur de la santé, le gouvernement a fait appel aux appelés au Service militaire d’intérêt national (Smin) pour remplacer les agents grévistes. Il aurait même promis une avance de trois (03) mois aux appelés pour assurer le service minimum dans les hôpitaux. Seulement qu’en agissant ainsi, le gouvernement encourage la grève en cours dans les hôpitaux. Pendant au moins 3 mois, la série noire des morts en cascade va se poursuivre dans les centres de santé publics. Il en est de même pour le mouvement de grève qui doit durer encore et au moins trois mois. Et pour cause,  le gouvernement qui a pris des engagements vis-à-vis des appelés pour une période d’au moins trois mois, est obligé d’assumer sa responsabilité pendant tout ce temps. Il ne peut plus logiquement compter sur les paramédicaux qu’il a déjà dupés. La conséquence immédiate est la poursuite du mouvement de grève dans les hôpitaux. Les morts, on en comptera encore assez dans les hôpitaux. Les appelés au Service militaire d’intérêt national recrutés pour suppléer les agents de santé grévistes ayant  déjà montré leurs limites. Le débrayage va donc se poursuivre dans le secteur de la santé avec son lot de conséquences. Et dans cette situation, les premières victimes sont les malades et le coupable est le gouvernement.

 

 

Le Communiqué  du gouvernement qui en rajoute à la colère des paramédicaux

 

‘’Depuis quelque temps,  le personnel salarié permanent et contractuel des centres de santé publics à l’appel de leurs syndicats,  observent une grève pour revendiquer le paiement des arriérés de prime exceptionnelle de motivation et le relèvement du taux  de leur prime de risque,  suite à la revalorisation de ladite prime chez les médecins praticiens hospitaliers. Notre pays subit les effets de la crise économique et financière internationale qui se sont traduits par le ralentissement de la croissance et une perte des recettes fiscales. Bien que le gouvernement ait pris des mesures particulières dans le cadre de l’assainissement des finances publiques renforcées par la modération des dépenses publiques et l’élargissement progressif de l’assiette fiscale, la situation budgétaire reste fragile. Celle-ci mérite d’être consolidée avant qu’il ne soit envisagé la prise de nouveaux engagements budgétaires. Cette préoccupation doit être partagée par tout citoyen béninois et en particulier tout agent de l’Etat. Le gouvernement tout en étant soucieux du bien-être de chaque béninois et de chaque béninoise en appelle à la conscience professionnelle, patriotique et civique de certains syndicats de la santé qui observent des grèves sans service minimum privant ainsi les populations des soins de santé. Le gouvernement rappelle aux syndicats concernés qu’aucune revendication d’ordre financier ne saurait justifier un tel comportement qui se traduit par des pertes en vies humaines de nouveaux nés, d’enfants, d’adultes et de personnes âgées par défaut de soins.  En conséquence, le gouvernement demande instamment aux agents de santé de reprendre le service à leurs différents postes de travail et de faire confiance au comité de négociation qui saura trouver aux préoccupations exprimées les solutions en adéquation avec la situation financière de notre pays. En tout état de cause, la non reprise du travail obligera le gouvernement à effectuer des retenues sur traitements et  salaires pour les jours non ouvrés à l’encontre des agents qui continueront d’être absents à leur poste de travail pour cause  de grève.  Ce,  conformément aux textes en vigueur

Fait à Cotonou,  le 30 novembre 2010

 

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