Projet de loi portant exercice du droit de grève : Front social contre l’initiative de Yayi (Centrales syndicales et syndicats de base menacent de paralyser le pays)

Publié le par L'informateur

On ne pouvait espérer mieux d’eux. Les principaux syndicats de base des secteurs publics et semi-publics viennent de donner de la voix. Le Front uni des organisations syndicales de la Santé (Fuoss), la fédération des syndicats des travailleurs du ministère des finances (Fesyntra-finances), la coalition des organisations syndicales de l’administration publique (Cosynap),  la fédération des syndicats pour une éducation de qualité (Feseq) et le Front d’actions des syndicats des trois ordres d’enseignement ne sont pas content du gouvernement Yayi. Cette armada syndicale s’est réunie en session conjointe hier à la bourse du travail. Un seul objectif, étudier, examiner le projet de loi portant droit de grève en République du Bénin transmis à l’Assemblée nationale par le président Boni Yayi. Comme avaient prévenus les observateurs avertis de la vie sociale béninoise, les syndicats de base ont déversé leur bile. Tous unis pour barrer la route à ce qu’ils appellent graves atteintes à la liberté syndicale au Bénin. Bref, les syndicats de base viennent de rejoindre les centrales syndicales.

En effet, deux à trois jours avant, ces centrales syndicales avaient déjà annoncé les couleurs quant à la haine viscérale qu’ils ont contre toute tentative de grignoter sur les droits qui sont les leurs en matière de liberté syndicale. Le ton est donc donné.

Au-delà de la menace générale mais sans contour réel des centrales syndicales, le Fuoss, la Fésyntra-Finances, la Cosynap, le Feseq et le front d’actions des trois ordres d’enseignement sont précis. Ils menacent d’organiser une gigantesque marche de protestation sur l’assemblée nationale de commun accord avec les centrales et confédérations syndicales dans les plus brefs délais. Ils veulent aussi paralyser toute l’administration publique y compris le blocage de la rentrée scolaire du 3 octobre 2011. Les formations sanitaires et les unités de production ne seront pas épargnées. Le signal est bien lancé. Les syndicats craignent en fait que ce projet de loi passe comme une lettre à la poste ainsi que l’avait été la loi sur la lutte contre la corruption. Alors, disent-ils, si les députés arrivaient à voter ce projet de loi sur l’exercice du droit de grève, le pays sera mis sens dessus-dessous.

 

Claude ALOFA

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