Prétendue crise au niveau du football béninois : Une histoire du TAS pour distraire la fédération et le ministre des Sports

Publié le par L'informateur

Depuis l’assemblée générale du 15 avril dernier recommandée par la Fifa, la crise qui secouait le football devrait être conjuguée au passé. Si les différentes parties étaient légalistes, cette assemblée devrait mettre au terme à la crise. Depuis ce jour donc, tout ce qui se dit et se fait n’est que du dilatoire.

L’ancien ministre des sports, Modeste Kérékou qui avait eu une excellente occasion pour donner une nouvelle vie au football béninois à partir de cette assemblée générale est passé à côté. Il a entretenu aussi dilatoire avec une aile. Ceci a conduit dans une impasse. L’arrivée du nouveau ministre des sports devrait donner un nouveau souffle à la crise.

Aujourd’hui, le seul argument du camp Attolou reste le recours devant le Tribunal Arbitral des Sports (TAS). Le camp Attolou s’accroche à la décision du TAS. Soit. Mais la décision sollicitée par le camp Attolou et qui concernait la suspension de l’Assemblée générale du 15 avril demandée par la Fifa a été rendu avant cette assemblée. L’ordonnance du TAS avait débouté le camp Attolou. L’assemblée a eu lieu. Dès lors, la crise devrait être rangée au placard. Le ministre des sports devrait alors taper du poing sur la table et faire respecter la décision de la Fifa et de l’assemblée.  On se souvient d’ailleurs qu’au lendemain de l’ordonnance du TAS, le camp Attolou avait envahi et investi les lieux de cette assemblée.

En raison de ce qui est dit supra, même si le TAS donnait raison le 22 juillet comme ils l’annoncent, cette décision n’aura plus aucun rapport avec la Fédération béninoise. Puisque le TAS avait déjà tranché le différend entre Attolou et la Fbf en reconnaissant la prescription de la Fifa qui demande l’organisation de l’Ag du 15 avril. S’il le TAS donnait une décision, ce serait entre Attolou et la Fifa, mais plus pour reprendre l’AG. Le TAS condamnerait alors peut-être la Fifa a payé des dommages et intérêts à Attolou.

Etant donné qu’aucun recours devant une juridiction n’est suspensif des activités, on ne peut donc pas attendre la décision du TAS- pour quand on ne sait- pour que le football reprenne au Bénin ; surtout que la Fifa a demandé qu’après l’assemblée du 15 avril, le ballon recommence à rouler. En réalité, si le camp Attolou était légaliste, ils ne devraient pas empêcher le football de se jouer. Encore que certaines indiscrétions disent qu’il n’y aura aucune décision le 22 juillet.

C’est ce camp qui a délibérément arrêté le championnat en cours. C’est ce même camp qui a refusé d’engager ses clubs dans le nouveau championnat lancé par le comité exécutif dirigé par Anjorin Moucharaf. C’est encore lui qui a décidé de relancer un championnat bidon le 9 juillet prochain. Vu cette pagaille, le nouveau ministre ne doit pas se laisser distraire. Il doit veiller au grain.

José MANUEL

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