Présidentielle de 2011 : Quand le tandem Houngbédji-Léhady fait peur

Publié le par L'informateur

Les militants de l’Union fait la nation (Un) ont organisé, le 19  octobre, une gigantesque marche à Porto-Novo pour dire non à une Lépi «truquée» au profit du pouvoir Boni Yayi. Il n’est pas exagéré de dire que la présence remarquable de M. Léhady Soglo aux côtés de Me Adrien Houngbédji a troublé le sommeil des hommes proches du gouvernement. Surtout, ils n’ont pas digéré les propos du successeur de Rosine Soglo à la fin de la manifestation. En effet,  tout en participant en  personne à  cette marche pacifique, le président de la Rb  a lâché une portion de phrase qui gêne les  adeptes du changement. «Non à une Lépi Yayi/Cauris », a martelé M. Léhady Soglo devant une foule de plus de 50 mille âmes. Une telle détermination de Soglo Junior aux côtés de Me Adrien Houngbédji dérange le régime. Il n’a pas fallu plus pour que les «Yayistes» se lancent dans les intrigues politiques pour ramener Léhady Soglo à la mouvance. Sinon, le tandem Houngbédji-Léhady fera mal lors de l’élection présidentielle de mars 2011. Car, nul n’ignore le poids électoral des «houézèhouè» et des «tchoco-tchoco» sur l’échiquier politique national.  Il faut alors casser à tout prix un tel tandem «nuisible» au changement.

 

La stratégie du pouvoir

En fait, les «Cauris» ont développé une stratégie de sabotage de la Renaissance du Bénin (Rb) et du candidat unique de l’Union fait la nation (Un) Me Adrien Houngbédji dans le fief de M. Léhady Soglo. Et sous les directives de sieur Adandédjan Herman dit Roufaï, des supposés militants de la Renaissance du Bénin (Rb) ont pris, le 22 octobre à l’hôtel Sun City d’Abomey, des décisions qui sont à l’antipode des idéaux du parti de la Rb. Il s’agit de la «non reconnaissance du bureau exécutif de la Rb issu du 3è congrès du parti» et du «rejet du candidat unique de l’Union fait la nation (Un) Me Adrien Houngbédji » dans la 23è circonscription électorale. Or, la bande à Roufaï n’est connue ni d’Adam ni d’Eve au sein de cette formation politique. «M. Adandédjan Hermann dit Roufaï et ses pairs se sont toujours réclamés dans le  plateau d’Abomey comme des représentants et portes voix du chef de l’Etat et de l’alliance Fcbe… », a précisé, le 24 octobre, le secrétaire national à la communication de la Rb M. Djobloski Gildas Agonkan   au cours d’une conférence de presse à Abomey. Mieux, le chef de file de ces «faux renaissants» est un ancien locataire de la prison civile d’Abomey. «Nous rappelons à toutes fins utiles que le sieur Adandédjan Hermann Roufaï est reconnu des populations d’Abomey comme un  repris de justice qui s’illustre tout le temps par le rançonnement des personnalités politiques et son accointance permanant avec le préfet M. Armand Nouatin…», a renchéri M. Djobloski Gildas Agonkan sans détours. En tout cas, nul n’ignore d’où est partie l’idée de ces jeunes qui se réclament de la Rb. Ces jeunes de moralité douteuse  sont en mission pour le gouvernement. La clique à M. Adandédjan Herman dit Roufaï a tôt fait de jeter le masque. Ces «faux renaissants» se disent prêts à «œuvrer pour la réélection du docteur Boni Yayi  afin qu’il poursuive les œuvres sociales entamées » au-delà de 2011. On comprend aisément l’objectif de ces « Cauris » métamorphosés en «houézèhouè » pour la circonstance. Il s’agit de casser l’Union fait la nation (Un) et de pousser M. Léhady Soglo à rejoindre le chef de l’Etat Boni Yayi. Seulement, les «Cauris » blancs, brillants, noirs, verts, rouges et autres auront du mal à atteindre cet objectif. «Ce qui nous  réunit à présent plus fort que ce qui nous a divisés dans le passé », chante souvent M. Léhady Soglo pour caricaturer l’Union fait la nation.

Aziz IMOROU

Publié dans Politique

Commenter cet article