Présidentielle 2011 : La Céna divisé autour de la loi dérogatoire

Publié le par L'informateur

La Céna, organe en charge de l’organisation des élections de 2011 montre des signes de scission et de fissure inquiétante. Des décisions prises sont contestées par une frange de l’institution qui refuse de se faire manipuler. De quoi s’agit-il ?

Les organes chargés de la mise en place des moyens techniques d’organisation des élections de 2011 sont montés au créneau hier. C’était à la Céna. De ce qui a été présenté par Léa Hounkpè, il ressort que les trois organes se sont retrouvés en réunion samedi, dimanche et lundi. Ils ont passé le temps à examiner la compréhension à avoir de la loi portant habilitation spéciale des structures en charge de la réalisation du rena et de la Lépi à enregistrer les non-inscrits exclus de la Lépi actuelle. Deux interprétations ont été faites au cours des rencontres. La première, soutenue par Arifari Bako, ses compères de la Cps/Lépi, les membres de la Miréna et une partie de la Céna, estime que la loi votée le 4 mars n’est pas dérogatoire mais qu’elle serait complétive. En ce sens elle n’oblige pas les structures Cps/Lépi et Miréna à prendre en compte tous les citoyens en âge de voter. Pour Arifari Bako et Bachabi, la loi et l’interprétation qu’ils en font les autorise à enregistrer les hommes et femmes qui ont inscrit leur nom et prénoms  dans les cahiers. En terme de cahier il s’agit des cahiers dans lesquels les non recensés avaient mis leurs noms et adresses, des cahiers déposés chez les chefs de quartiers et de villes et ayant servi à la prise des noms de ceux qui avaient manifesté leur volonté de se faire enregistrer, et enfin l’interprétation Bako annonce que les détenteurs d’un récépissé du Recensement Porte-à-porte (Rpp) et qui n’on pas réussi à se faire enrôler. Les majoritaires de cette rencontre Cps/Miréna et Céna estiment donc que de cette manière ils réussiront à rester dans le délai de cinq (5) pour procéder aux opérations.

Mais il y a une autre interprétation de cette loi. En effet, ils sont quatre membres de la Céna qui refusent cette interprétation qui est faite par leurs amis de la Céna ensembles avec les membres de la Cps/Lépi et de la Miréna. Selon leur porte-parole, Gérard Abgota, la loi complétive du 04 mars exige que tous les citoyens en âge de voter soient pris en compte pour être intégrés à la liste électorale.

Au total les membres de la Céna sont divisés autour de l’interprétation à donner à cette loi qui a normalement pour rôle et ambition de prendre en compte les Béninois exclus.

 

Le programme d’enrôlement pour les cinq jours

Selon  Léa Hounkpè, le processus d’enrôlement a déjà commencé le 7 mars avec les préparatifs qui ont pour nom rappel des agents, chargement des kits, acquisition du matériel nécessaire. Le mardi 8 mars se fera le colisage et le déploiement du matériel dans les chefs-lieux de toutes les communes. Les 9 et 10 mars  aura lieu l’enregistrement biométrique sur toute l’étendue du territoire nationale. Et le 11 mars tous les kits seront ramenées et au siège nationale de la Miréna et à partir de ce moment les opérations finales de production des cartes électorales.  Mais à quand la distribution des cartes d’électeur à ces milliers de Béninois  jusque-là abandonné ?

 

Claude ALOFA

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