Présidentielle 2011 : 14 ministres de Yayi s’opposent à sa réélection

Publié le par L'informateur

Soulé Mana Lawani ex-ministre des finances, Roger Gbégnonvi ex-ministre de la culture et de l’alphabétisation, Edgard  Allia ancien ministre de l’intérieur, Dossou Kpèdétin Alexandre ancien ministre des travaux publics, Dossouhoui Gaston ancien ministre de l’agriculture, Armand Zinzindohoué ex-ministre de l’intérieur, Topanou  Victor ancien ministre de la justice, Houéto Collette ancien ministre des enseignements primaire et secondaire, Késsilé Tchalla ex-ministre de la santé, Théophile Montcho ancien ministre de la jeunesse et des sports, Babatoundé Jean-Pierre ancien ministre de l’environnement, Kint Aguiah ancien ministre de du travail et de la fonction publique, Moussa Okanla ancien ministre des affaires étrangères, Jocelyn Dégbey, ancien ministre de l’énergie et de l’eau. Voilà la liste des anciens ministres de Yayi farouchement engagés contre la réélection du président candidat à sa propre succession. Yayi Boni ne doit pas du tout compter sur ces personnalités pour sa réélection. Depuis un moment, ils  lui ont  tourné dos et regardent dans d’autres directions. Il y en a parmi eux qui sont candidat contre leur ancien chef, certains font chemin avec Abdoulaye Bio Tchané, d’autres préfèrent que Houngbédji Adrien soit le prochain président de la République. Pour l’ensemble, c’est l’alternance ou rien et  le slogan ‘’tout sauf Yayi ’’ Ces personnalités qui ont eu à travailler avec Yayi Boni dans la même équipe gouvernementale au cours de son quinquennat finissant, le seul d’ailleurs,  ne sont pas favorables à sa candidature. La plupart l’ont fait savoir à travers les actes, comportements  et certaines prises de position et de parole. Ils ne s’en cachent pas. Certains ont fait des déclarations publiques de soutien, d’autres sont simplement candidats pour discuter la couronne avec le chef de l’Etat. Ils ne manquent pas d’arguments pour justifier chacun leur position mais les raisons de leur désolidarisation au gouvernement de changement sont logées dans l’enseigne de la mal gouvernance, des scandales sous l’ère du changement, du culte de la personnalité et  de la violation répétée des textes de la république. Il lui est aussi reproché de s’amuser avec la carrière de ces cadres parmi lesquels il y a aussi les fonctionnaires de grande renommée internationale. Pour s’en convaincre, il faut revisiter les mémorandums du ministre Soulé Mana Lawani sur le dossier de la Cen-sad et celui du ministre Armand Zinzindohoué sur l’affaire Icc- Services. La dernière sortie médiatique de Késsilé  Tchalla et les critiques répétées de Théophile Montcho  et d’Edgard Allia s’inscrivent dans ce  même sens. Cette situation devrait préoccuper le chef de l’Etat mais on sent qu’il la banalise. Or c’est un coup très dur  pour la simple raison que cela sonne mal que plus d’une douzaine de ministres d’un président candidat à sa propre succession ne soit pas favorable à sa candidature. La situation apporte de l’eau au moulin des commentaires qui disent que les proches de Yayi qui étaient avec lui au début du changement sont tous partis et l’ont laissé seuls dans la barque du changement avec de ouvriers de la 25ème heure. On apprend que la liste s’allongera encore avant les élections. Cela pose un sérieux problème à sa réélection car les béninois ne sont pas habitués à ce genre de situation, certains en sont même traumatisés. C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles les mouvements et des partis politiques affluent vers l’Union fait la nation tous les jours pour l’élection de Houngbédji Adrien et parfois vers le groupe Abt pour l’élection de Abdoulaye Bio Tchané. 

 Géoffroy Wusa

Publié dans Politique

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