Présence d’expatriés Libyens au Bénin : Mouvance et opposition prises de peur, s’accusent

Publié le par L'informateur

S’il y a une information qui fait actuellement le tour des états-majors des partis ou regroupements politiques en lice pour le scrutin présidentiel du 06 mars 2011, c’est bien celle faisant état de  la présence sur le territoire national de personnalités suspectes. D’origine libyenne, le séjour de ces individus sur le sol béninois en cette période sensible sème la peur dans le rang de bien de politiciens de la mouvance comme de l’opposition. A qui mieux mieux, chaque camp tente de récupérer cet événement à son compte. A tort ou à raison, l’opposition faisant allusion à la mystérieuse disparition de Pierre Urbain Dangnivo, cet émérite cadre du ministère des finances, indexe le pouvoir en place de vouloir préparer un coup contre eux. Les opposants accusent d’ailleurs le gouvernement d’offrir des facilités d’accès au pays à de gens estampillés de « moralité douteuse ».  Mais au niveau de la mouvance présidentielle, la lecture qui se fait de cette présence suspecte d’expatriés au pays est tout autre. On accuse plutôt les opposants de vouloir fomenter des coups contre de grands hommes du régime en place. Aux dernières nouvelles, on apprend que les expatriés sont repartis mais qu’ils reviendront parce que la facilité de séjour qu’on leur a offerte serait d’une durée d’un an. Ainsi, dans un jeu de ping-pong, une peur bleue, une hystérie précieusement entretenue, vient en rajouter à la crise politique qui fait actuellement rage.

 Le moins qu’on puisse souhaiter est que chaque acteur politique sache raison garder. Que l’on se mette en tête que le pouvoir est éphémère et que rien ne vaut la Paix, l’unité nationale. Au-delà des convictions politiques, chaque Béninois doit agir dans le sens de sauvegarder la paix, gage de la pérennisation du processus démocratique que le Bénin a amorcé, il y a de cela 21 ans maintenant. L’artiste ne croyait pas si bien faire en chantant : « L’élection, ce n’est pas la guerre, nous sommes tous des frères ».

Ignace SOGLO

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