Près de trois mois après la vacance du poste de 1er adjoint au maire : Calavi recherche désespérément le remplaçant de Placide Azandé

Publié le par L'informateur

Pourquoi la commune d’Abomey-Calavi peine-t-elle à pourvoir au poste de premier adjoint au maire ? Qu’est-ce qui bloque la convocation de la session extraordinaire devant statuer sur l’élection du remplaçant de Placide Azandé ?  Ces interrogations méritent d’être soulevées au regard  de la prolongation qui  se joue autour de cette succession devenue impérative. Encore une semaine et l’ancien titulaire de ce poste au niveau du conseil communal d’Abomey-Calavi va fermer trois mois à la tête de la Préfecture de l’Atlantique et du Littoral.  Placide Azandé nommé Préfet le 30 mai dernier a laissé un grand vide au sein de l’organe exécutif de la cité dortoir. Un vide qui prend du temps à être comblé. Programmée puis avortée une première fois, la session devant connaître de l’élection d’un nouveau premier adjoint au maire semble ne plus être la préoccupation des autorités compétentes. Un silence de cimetière s’observe autour de la question. Et lorsqu’on poursuit la curiosité, on se rend compte que la diversité des ambitions à briguer ce poste est la fondamentale raison du blocage. Pour le seul fauteuil en jeu, on dénombre une dizaine de prétendants. Chacun se découvre par enchantement dans la peau de 2ème personnalité de la ville d’Abomey-Calavi. Les calculs politiques et parfois politiciens s’invitent dans le débat.  Les forces politique en présence à savoir la Renaissance du Bénin, les Forces cauris pour un Bénin émergent puis le parti le Réveil, à qui mieux mieux, jouent leurs cartes pour tirer leur épingle du jeu.  Certains n’hésitent pas à se donner, à tort ou à raison, l’étoffe du chef de l’Etat pour contraindre leurs pairs à s’aligner derrière eux. D’autres préfèrent les jeux d’alliance et de négociation de couloir pour gagner le jackpot.

Par ailleurs, des accords parallèles se peaufinent afin de trouver  un modus vivendi  entre les différentes forces en présence et éviter de ce fait que le démon de division qui tourne depuis peu  autour du conseil communal ne l’infecte et ne sonne son glas.

 

Les activités au ralenti

Le hic dans cette affaire est que cette longue attente pénalise les populations d’Abomey-Calavi ; surtout lorsqu’on sait que Placide Azandé fut un pion essentiel dans l’organe exécutif de cette commune.  Ce qui est aussi paradoxal, c’est que tous les autres conseils communaux qui ont connu de bouleversements suite aux nominations et promotions survenues au lendemain de la présidentielle et des législatives de 2011, se sont déjà mis aux pas. Les communes de Banikoara, d’Abomey, d’Allada ont déjà procédé au remplacement de leur maire devenu ministres ou député.  Il ne reste que la commune d’Abomey-Calavi qui traîne le pas ; tout comme les recours relatifs aux contentieux électoraux  déférés devant la Cour suprême depuis 2008 et restés sans suite.

Le Préfet Placide Azandé, dans son manteau d’autorité de tutelle,  est invité à corriger au plus tôt cette image de commune qui fait tout à contretemps collée à tort ou à raison à la commune qui l’a vu naître. Ce n’est qu’à ce prix qu’il aurait marqué d’une empreinte indélébile son passage à la tête de la Préfecture de l’Atlantique et du Littoral.

Ignace SOGLO

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