Pour défaut de finition du bâtiment annexe de la préfecture de Cotonou : Rogatien Akouakou de Gmt Sarl et son directeur technique arrêtés

Publié le par L'informateur

Des responsables et pas des moindres du Groupe des Maisons et Travaux (Gmt) ont passé des sueurs froides toute la journée d’hier lundi 14 novembre 2011. Il s’agit notamment de Rogatien Akouakou (plus connu sous le pseudonyme de Hoovi c’est-à-dire jumeau) et de son directeur technique. Ils ont passé quelques heures à la compagnie de gendarmerie de Cotonou. Ces prévenus ont fini par recouvrer leur liberté hier autour de 20h, et ce, après avoir pris de fermes engagements devant le secrétaire général de conduire à bon port les travaux de construction du bâtiment annexe de la préfecture de Cotonou. Il est reproché à M. Rogatien Akouakou sa mauvaise foi dans l’achèvement des travaux de construction des bâtiments annexes de la préfecture de Cotonou. En termes techniques, on parle de « non respect des engagements contractuels dans le cadre de l’extension des bureaux annexes de la préfecture de Cotonou ». Pour un marché gagné depuis 2008 (soit à l’époque du préfet Véronique Brun Hachémè) pour être livré dans un délai de 12 mois à compter de la date de notification de la signature du contrat, il est inconcevable que la livraison ne soit pas encore effective en fin 2011. Il est à déplorer deux ans de retard.

Faut-il le rappeler, c’est le budget national qui finance à hauteur de 324.074.200 F Cfa Ht la construction de ce bâtiment attendu par tous les agents de la préfecture. A ce jour, l’entreprise Gmt a déjà encaissé environ 85% de ces fonds et peine toujours à livrer le bâtiment….jusqu’à connaître son troisième préfet. L’actuel locataire des lieux a décidé de taper du point sur la table. Aussi, depuis sa prise de service, Placide Azandé a-t-il initié plusieurs réunions à l’effet de mettre la pression sur l’entreprise. Mais son responsable est resté imperturbable. Les engagements pris par Gmt Sarl n’ont jamais été respectés. Le chantier est abandonné. Ne voulant pas être témoin d’un éléphant blanc sous son autorité, Placide Azandé a décidé de passer à la vitesse supérieure, en prenant ses responsabilités. L’entreprise a été conviée à  une séance de travail. Les principaux responsables ont brillé par leur absence. C’est le directeur technique de la société qui s’est pointé à la préfecture.

Mais les choses ont très vite évolué. Puisque le préfet a fait appel au commandant de compagnie de Cotonou pour  qu’il soit arrêté et gardé à vue en attendant l’arrivée de son patron, qui, après avoir appris la nouvelle, s’est rattrapé. Mais au lieu de faire profil bas, Rogatien Akouakou a tenté d’influencer l’autorité qui a automatiquement donné l’ordre aux forces de sécurité de le prendre et de le conduire à la compagnie aux fins de prendre les mesures qui s’imposent à son encontre. Dans les mailles des gendarmes, Rogatien Akouakou a fini par reconnaître son tort. Il est allé jusqu’à avouer qu’il fait trainer consciemment le chantier, parce qu’il n’est pas sûr qu’une fois terminé, de rentrer en possession du reste de ses fonds. Il reconnait donc sa mauvaise foi et demande un règlement à l’amiable. Le commandant de compagnie lui a fait savoir que les 85% déjà encaissés suffisent largement pour terminer le chantier.

Franck Kpochémè

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