Polémique autour du blocage du budget : Le parlement maintient le mot d’ordre de grève

Publié le par L'informateur

Les députés étaient en plénière hier pour tenter de trouver une porte de sortie  à la situation de blocage du budget. Après tout débat, le vers est toujours dans le fruit. Le gouvernement arrivé en retard a dit qu’il est toujours entrain de réfléchir. Contrairement au rapport de la commission des finances qui a demandé au gouvernement de venir clarifier sa position devant les députés le jeudi prochain, la plénière a souhaité ne pas lui faire une contrainte. C’est du moins ce qu’a souhaité le député Dassoundo dirigeant la séance plénière. Il revient au gouvernement de voir l’urgence de la question et de choisir le moment de son choix pour réagir. Mais avant cela, le débat a été houleux et on peut en retenir que le gouvernement n’a pas le droit de se mettre à la place des députés pour ce qui concerne le vote de leur budget.

L’honorable Ahouanvoébla sera particulièrement précis sur la question.   La présentation du rapport  d’étape de la Commission des finances et des échanges sur le projet du budget, gestion 2011, semble t-il, n’a pas fait changer d’avis aux députés qui ont maintenu la question préjudicielle posée le lundi dernier par le député Raphaël Akotègnon.

Pour rappel, la plénière avait décidé ce lundi de ne plus examiner les autres points inscrits à l’ordre du jour de cette session budgétaire tant que le projet de budget général de l’Etat, gestion 2011 ne sera pas transmis au Parlement. C’est d’ailleurs suite à cette décision que la plénière a saisi la Commission des finances qui a produit le rapport d’étape présenté hier. Pour la plupart des députés ayant participé au débat hier, le gouvernement bafoue le Parlement béninois en ne respectant pas ses prérogatives. Pour ces députés  au nombre desquels les députés Eric Houndété, Augustin Ahouanvoèbla, Rosine Vieyra Soglo, pour ne citer que ceux-là, c’est un bras de fer que le gouvernement est en train de livrer à l’Assemblée nationale par rapport à cette question de projet de budget, gestion 2011. Le Ministre en charge des relations avec les institutions, Zacharie Baba Body, présent hier à l’hémicycle, a essayé de justifier les raisons de la trop longue réflexion du gouvernement. 

Contrairement aux députés, le Ministre Zacharie Baba Body, a laissé entendre que la dernière requête de la Commission des finances à l’endroit du gouvernement n’est pas ignorée. « Ce qui a entrainé cette situation, c’est le nombre de députés. Au jour d’aujourd’hui, je nous mets au défi de dire combien de députés doivent composer la prochaine législature. Je souhaiterais que le gouvernement et le Parlement puisse s’accorder pour ce qui est considéré comme surplus sur ce point là… », a déclaré le Ministre Zacharie Baba Body. La réplique n’a pas tardé à venir. Selon le député Ahouanvoébla, le gouvernement n’a rien à voir dans le nombre de députés de la prochaine législature. C’est d’autant plus vrai que le parlement ne s’ingère pas dans la formation du gouvernement. Mieux, le gouvernement n’est pas là pour dire comment les députés doivent gérer leur budget. Au-delà de tout cela, le gouvernement est attendu pour sa clarification afin que la situation soit dégelée au parlement.

 

Géoffroy Wusa

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