Périodes de fêtes au marché Dantokpa : La liquidation, un grand danger pour les acheteurs

Publié le par L'informateur

En ces périodes de fêtes de fin d’année, nombreux sont les produits qui, de qualité douteuse, sont mis sur les marchés. Des denrées alimentaires et produits sont pour la plupart, cédés à vils prix aux populations qui ignorent les risques encourus.

 

Les périodes de fêtes sont là et déjà d’énormes produits cosmétiques, alimentaires,… sont déversés sur les marchés. Ces produits sont pour la plupart liquidés c’est-à-dire vendus à vils prix pour permettre à un nombre maximum de se les procurer. Au marché Dantokpa à Cotonou, la situation est remarquable. Des produits à prix bas sont la risée des populations. Selon, Zina Akofodji vendeuse de divers à Tokpa, la crise économique sévère qui prévaut dans le pays est la cause de la recherche de ce qui est moins cher. « Je contrôle bien mes produits avant de les acheter pour revendre. Les dates d’expiration et les marques sont inscrites sur les cartons ou tous ce dans quoi les produits sont emballés. Mais nous aimons ce qui est moins chère car cela attire vite la clientèle. Seulement nous nous trompons des fois en ce qui concerne la qualité. Actuellement, c’est les fêtes qui s’annoncent et quand les choses sont moins chères, nous les vendons vite, » confie-t-elle. Ainsi, la concurrence rude à l’approche des fêtes fait oublier la qualité. Il faut dire que certains vendeurs se foutent de la date de péremption des produits, seul, leur investissement leur importe. Ainsi, ceux-ci baissent considérablement les prix pour pouvoir vite faire couler leurs produits. « Lorsque nous étions en 2009, je prenais les produits qui vont périr en 2012. Mais si le produit n’est pas vite vendu, nous sommes obligés de diminuer leur prix c’est-à-dire les liquider même périmés. Nous savons que cela n’est pas trop bien mais nous n’y pouvons rien puisque, c’est aussi avec de l’argent que nous les avons payés, faudrait donc pas que ce soit de l’argent jeté à la mer. Mais cela ne signifie pas que les produits liquidés sont mauvais, » reconnaît un vendeur qui requit l’anonymat.

La situation mérite plus d’attention, puisque de nombreux acheteurs analphabètes sont friands de ces produits. Ces derniers ne vérifient pas si la date du produit payé est expirée ou non, s’il est de mauvaise qualité ou pas. « Je me fais aider par d’autres personnes afin de pouvoir payer des produits de qualité pour revendre mais toujours est-il que cela ne marche pas toujours et nous sommes désolées pour cela. Il faut que nous mangions aussi et le problème revient en grande partie à l’Etat,» a déclaré Alice Hounguevou. Selon Bernice Koukpésso, les produits importés doivent être évités au maximum. « Il n’est pas normalement souhaitable de consommer les produits importés. Cela nuit à la santé de l’homme et le tue à petits coups sans qu’il ne s’en rende compte. Mais que l’on est obligé de les consommer parce que le besoin se faire sentir. Même si, nous qui savons lire, les contrôlons avant de les payer, cela ne veut pas dire que nous consommons sain. Et les vendeurs qui sont bien conscients de vendre du faux ou du pourrie devraient être sanctionnés pour servir de leçons aux autres. C’est pour cela que les acheteurs doivent faire attention à la liquidation car, nous ne consommons pas moins cher pour mourir. Mais le plus grand problème à résoudre est au niveau des autorités. Qu’elles trouvent des moyens performants pour bien contrôler les produits importés. Par exemple, des instruments pour détecter les bons produits des mauvais dès leur arrivée. Cela diminuerait énormément les nombreuses maladies causées par ces derniers » a-t-elle estimé.

Pour un autre consommateur le gouvernement a un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre les produits de mauvaise qualité mis sur les marchés. « La plupart des acheteurs ne savent pas lire et consomment du n’importe quoi parce que moins cher. Nous lançons donc au ministère du commerce pour qu’il sensibilise les acheteurs, vendeurs sur comment contrôler les denrées alimentaires, les produits, comment les conserver et trouver si possible un moyen pour aider les analphabètes. Cela aiderait beaucoup. De même, il doit mettre beaucoup plus de sérieux quant au contrôle des produits importés. Au total, si les produits importés étaient bien contrôlés de même que les vendeurs, on n’observerait moins des situations du genre situations dans nos marchés. La liquidation est une bonne chose certes, cependant il est important de faire très attention. En tout cas la responsabilité des autorités est interpellée et un appel aux contrôles est lancé à tous », a proposé Ives Touko.

Clotilde GBESSE

Publié dans Société

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