Nouveau gouvernement : Les acteurs de l’enseignement technique réclament leur propre ministère

Publié le par L'informateur

L’opinion  nationale et internationale sera fixée d’ici peu sur la nouvelle équipe de gouvernance de Boni Yayi. Quelques jours après sa prestation de serment pour un second  quinquennat, le  président de la République  fera connaître  au peuple la liste des hommes qui serviront à ses côtés pour l’atteinte de la nouvelle vision  de Refondation prônée au sommet de l’Etat.  On  parle des nouveaux ministres de la République, du moins des hommes  appelés à gérer les dossiers de l’Etat au niveau des structures déconcentrées.

En attendant la publication de la liste de ces hommes et du nombre de portefeuilles ministériels, les acteurs de l’enseignement technique et de la formation professionnelle ont des  doléances à l’égard du  premier magistrat  du pays pour une prise en compte beaucoup plus sérieuse de leur secteur. Ils demandent au  numéro 1 du Bénin   pour son nouveau gouvernement, de détacher le sous-secteur enseignement  technique et  formation professionnelle de l’enseignement secondaire comme c’est le cas  depuis un certain temps sous le régime du changement. Ils disent être déçus de la manière dont les dossiers de l’enseignement technique et de la formation professionnelle sont gérés par les personnalités  qui se succèdent à la tête du ministère de l’enseignement secondaire,  de la  formation technique et professionnelle. 

Pour eux,  les ministres qui se succèdent à la tête de ce département ne font rien pour sortir l’enseignement technique et de la formation professionnelle de son état léthargique. Ils avancent pour preuve les manœuvres mises en branle par certaines autorités  béninoises pour tuer la formation professionnelle, un secteur plein d’avenir et  pourvoyeur  de richesses pour les jeunes et  la nation. Et pour éviter la mort définitive de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, les acteurs de ce sous-secteur réclament leur propre ministère.  A l’heure  où l’on annonce une réduction des portefeuilles ministériels pour réduire les charges de l’Etat, ces derniers demandent que leur revendication soit prise en compte par le numéro 1 des béninois. « Nous voulons notre propre ministère.  Nous ne sommes pas satisfaits de la gestion qui est faite de nos dossiers par les autorités  en charge de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle. Nos doléances sont souvent noyées dans celles de l’enseignement secondaire. L’enseignement technique  disparaît progressivement au Bénin. Et il faut que le Chef de l’Etat prenne la mesure de l’enjeu pour  corriger  le tir », se plaint un acteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle qui requit l’anonymat.

Pour un autre,  l’enseignement technique et la formation professionnelle sont des secteurs sensibles pour être combinés à l’enseignement secondaire. D’où le  ras-le-bol de ce dernier qui demande au Chef de l’Etat de  corriger les choses pendant qu’il est encore temps.

Parfait BOCO

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