Nicéphore Soglo à propos de la campagne cotonnière 2011-2012 : « Ils se battent autour de moins de 200 mille tonnes de coton »

Publié le par L'informateur

Nicéphore Soglo ne voit pas d’un bon œil la bataille entre le gouvernement et l’Aic autour du coton. Il a appelé, avant-hier, les deux camps à l’entente pour le bonheur des 80% de Béninois.

«Une sorte de mafia politico-financière tue le coton. En mon temps, le Bénin est devenu troisième pays producteur du coton, derrière le Mali et l’Egypte. Nous sommes allés à plus de 600 mille tonnes. Maintenant, il ne reste plus de coton. Mais ils se battent autour de moins de la  moitié de 400 mille tonnes de coton. », a déclaré le maire de Cotonou lors de la célébration de la fête du travail.

Nicéphore Soglo ne comprend pas l’intérêt de la bataille que se livrent le pouvoir et l’Aic. Il a expliqué  que 80% des Béninois sont dans l’agriculture. En son temps, il a privilégié le secteur agricole. L’ex-chef de l’Etat a mis l’accent sur la promotion de l’or blanc. Sacca Lafia en sait, dit-il, quelque chose. Le pays a fait plus de 600 mille tonnes de coton.  Les conditions de vie et de travail des paysans se sont améliorées en un laps de temps.

Lorsqu’il a quitté le pouvoir en 1996, le coton a connu une chute libre, à en croire l’ancien président de la République. Selon lui, les gouvernements successifs n’ont pas maintenu le cap. Les paysans  n’ont plus l’engouement dans la production cotonnière. Ils ne sont plus payés à temps. En dehors de l’or blanc, les produits vivriers ont connu aussi une baisse drastique. Le secteur agricole, un des poumons de l’économie nationale, est en agonie depuis peu.

Les acteurs de l’or blanc n’ont pas encore pris l’ampleur de la situation, estime  Soglo. Il a fait savoir que la guerre autour de coton est inutile. Le gouvernement et les opérateurs économiques doivent privilégier l’intérêt des milliers de paysans. Le Bénin ne peut pas se passer de l’agriculture pour se développer, selon « Hercule ». Il appelle les uns et les autres à sauver le coton béninois des griffes de la mafia politico-financière.

L’ancien chef de l’Etat, Nicéphore Soglo, a encore en mémoire sa révolution verte de 1991 à 1996. Laquelle révolution a permis à la Sonapra de mettre, chaque année,  plus de 45 milliards à la disposition du trésor public.

Aziz IMOROU

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